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Jean Moraisin

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Né le 31 Octobre 1953 à Douai (Nord), marié, père de deux enfants.
Commandant honoraire, Officier de la Police Nationale à la retraite.

La poésie est entrée en moi en 1987. Elle m'a été révélée à l'âge de 34 ans, au fil de rencontres avec des peintres de ma région natale. Ils m'ont appris à regarder l'invisible, à lire l'indicible dans leurs œuvres jusqu'à ce jour où ma route a croisé celle de mon ami Jean-Jacques Stenven qui vit à Bouvignies près de Douai. C'est alors qu'un de ses tableaux, intitulé « La couronne d'épines », a fait germer en moi la graine de poème !

Sans en prendre immédiatement conscience, j'ai entamé une passionnante Aventure que m'offrait le destin, à mon plus grand étonnement !

Patiemment, passionnément, j'ai appris les règles de la prosodie en recevant l'enseignement exigeant, encourageant et si généreux de poètes et non des moindres qui m'ont conduit où je suis arrivé : Clovis Sergeant, délégué régional Nord de la SPAF, Henri Claverie, délégué de l'APCF, Jean Marie Olingue, Président de l'Académie des Poètes Classiques de France, trop tôt disparu, Jean de Lost-Pic qui devait lui succéder pour nous quitter à son tour il y a peu de temps. Je n'ai de plus précieux trésor que les correspondances que nous avons pu échanger des années durant, de plus belle richesse que l'amitié qui s'est liée entre nous. Mais la photographie serait incomplète sans mon amie Nathalie Lescop-Boeswillwald, Présidente des Amis de Thalie dont j'ai fait la connaissance en 2003, auprès de qui j'ai trouvé chaque fois écoute, conseil avec une disponibilité si généreuse, là encore ! Enfin, plus récemment, en 2011, la Société des Poètes Français m'a admis dans ses rangs après avoir estimé qu'un de mes recueils méritait d'être récompensé par le Grand Prix Victor Hugo. A nouveau, de fortes et belles rencontres avec Vital Heurtebize, Claire Dutrey, sans oublier Claude Prouvost, Président de Flammes Vives. Début 2013, le comité de la Société des Poètes Français, sur proposition de son président m'a nommé correspondant pour la région de Douai.

Publications

A ce jour, j'ai publié à compte d'auteur, chez mon amie Nathalie, trois recueils illustrés :
-En 2004 : Les matins clairs (170 poèmes dont 146 sonnets réguliers), récompensé par le Grand Prix de l'Académie des Poètes Classiques de France.
-En 2007 : Le tiroir magique (30 poèmes libres – souvenirs d'enfance)
-En 2008 : Les sentiers invisibles (84 poèmes dont 80 sonnets réguliers), récompensé par le Grand Prix Victor Hugo de la Société des Poètes Français. Édité en 2012 par la SPF.
-En 2013 : Le cheval dans la prairie (41 poèmes dont 31 sonnets réguliers), publié aux Éditions Nouvelle Pléiade – Préface de Vital Heurtebize. Pour en savoir (et voir) plus...

Trois recueils sont en préparation.

Si vous souhaitez acquérir l'un de ces ouvrages dont je dispose à domicile, faites le moi savoir ! Je me ferai un plaisir de vous l'expédier à un prix très raisonnable, avec toutes facilités de paiement et bien entendu avec dédicace !

Si vous me demandez de définir ma poésie, envie de vous répondre qu'elle est un regard sur le monde, celui que je partage avec les humains, à la charnière de deux siècles, une poésie écrite à l'encre de leurs émotions que je m'efforce de comprendre pour les traduire, les peindre, les sculpter … avec des mots, pour témoigner, tout simplement, une poésie que je reçois avant tout, véritable cadeau du destin, ce qui me dicte modestie, travail et exigence.

Prix et distinctions

Au delà des ouvrages précités et des lauriers qui les accompagnent, d'autres jury ont jugé bon, au fil des ans, d'en déposer d'autres sur mon modeste front ce qui m'indiquait chaque fois que je ne déviais pas de ma route tracée sur fond d'authenticité.

C'est avec une grande émotion que je me suis rendu en mai 2013 à Ploubazlanec en Bretagne, dans le village natal de Jean de Lost-Pic, pour y recevoir des mains de Liliane Lapicque et de Vital Heurtebize, le titre de lauréat du 1er Grand prix de poésie Jean de Los-Pic.
Enfin, je ne bouderai pas mon plaisir de me rendre le 12 octobre 2013 à Châlons en Champagne pour y recevoir le Prix spécial du Grand prix du Salon Orange en catégorie « Poètes confirmés ».
Et de conclure qu'au registre des belles rencontres, j'inscris bien volontiers Nadine Najman et tout l'équipe du Salon Orange !

Autres activités

Cultiver mon jardin, mon esprit et mon corps en parcourant en petites foulées les allées des parcs boisés. A l'aube, sous la lune rousse, faire glisser ma barque sur le marais pour communier avec la Nature, passer de bons moments d'amitié et de partage, veiller au bonheur de mes proches et … voyager !

Vous avez mes coordonnées. Si vous souhaitez m'écrire, n'hésitez pas à le faire !
J'ai tant reçu ! Comment rester sourd à vos questions ?

Sérénité *


Assis sur la colline, au pied d'un chêne antique,
Je te contemple.
Ici ton océan de blé,
Plus loin tes pâturages,
Là-bas tes grands vergers !
A ton sein généreux
Les humains sont heureux.
Dans mes sabots,
Semant des mots,
Je vais par tes sillons,
Tes forêts au layons
Vierges … du pas de l'homme.
J'aime tes cheveux blancs,
Ta robe de Printemps,
Ta blondeur de Juillet,
Tes manteaux insensés,
Tes traînes de Novembre.
A l'encre du ruisseau,
Quand chante la grenouille
Et que la pluie me mouille,
Je mélange mes mots
A la terre profonde.
Entre mes doigts, l'argile épouse ma caresse.
Sur mon tour à poème, à ta douce beauté,
Je consacre une rime au chant de volupté
Que ton parfum sublime en mon cœur dans l'ivresse.
Quand le soleil inonde
Et la plaine et mon âme,
Sur l'écorce du Temps, je grave mon bonheur.


* Flamme d'Or 2012 – Poésie libre



Il est temps …*


Seul le vent caresse la pierre.
L'oeil de l'arbre regarde la plaine
Et le corbeau brise le silence.
La lune est pleine.
Par politesse,
Les étoiles se sont éteintes.
Muse espiègle, tu murmures
Et tu disparais
Dans le brouillard de mon cerveau.
La tempête est furie
Qui gifle de ses vagues
Le roc imperturbable.
Soldats sans guerre,
Combats sans carnage.
La bataille est finie.
Le soleil est blessé.
Il est couvert de sang.
Un cri d'innocence
S'élève, ricoche et retombe
En s'enflammant,
Météorite improbable.
Le chat regarde le merle.
Le merle regarde la cerise.
Mais la cerise ne s'envole pas.
Le temps déserte l'horloge.
Le vide absorbe le tic tac.
Il est l'heure de partir.
Les mots me traversent.
Ils ne s'arrêtent pas.
Ils sont couleurs,
Ils sont musique,
Dieu me regarde.
Du coin de l'âme … je l'observe.
Il est temps d'écrire …
Au cœur des humains.


* 1er prix concours littéraire 2012 Amis de Thalie



Un monde libre *

Un requiem s'élève aux orgues de cristal.
La mer berçait les morts de cette litanie,
Lorsque d'un feu barbare, un monstre à l'agonie,
Echarpait les poitrails en un combat frontal.

Par l'étoile ou la croix, contre le joug brutal,
Ils ont tous embrassé sur la chaîne bénie,
La promesse d'une aube où nul ne se renie,
Juste avant de tomber … dans un assaut fatal.

Aurais-je pu grandir sans votre sacrifice ?
Serais-je un homme libre au pied de l'édifice,
Cathédrale invisible où je vous dis « Merci ! » ?

Le silence ruisselle où nulle âme ne bouge.
Le vent me fait pleurer quand mon cœur sait qu'ici,
Jusqu'à la fin des Temps, la vague sera rouge.


* Prix SPF Jean de Lost-Pic 2013



Le fabuleux poème *


Pourrai-je écrire un jour le fabuleux poème
Annonçant que les dieux de mes frères humains
Se sont tous accordés pour remettre en leurs mains
Ce message d'amour, pour tous enfin le même ?

Trouverai-je les mots, que la lumière essaime
A l'heure où le soleil, aux portes des chemins,
Donne ses clés d'espoir, ouvrant des lendemains
Où vivre deviendrait la rime d'un « je t'aime » ?

Je l'ignore et pourtant j'y crois plus fort que tout.
L'homme est son paradoxe et le plus bel atout
Pour semer l'avenir et sa riche récolte.

Ni Sage, ni Prophète, apôtre clandestin
Dans l'Arche d'Univers, j'ai mal, je me révolte
Chaque fois qu'un enfant vit son dernier matin.

* Flamme d'Or 2013 – Poésie  classique