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Georges Valiadis

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Je suis né à Reims. J'ai appris mes études dans la petite école rouge [*] et dans celle de la rue.
En cours de route, j'entendais siffler les trains hagards de mes résultats et la grande équipe de foot (celle des copains de Kopa) pour mes mises en touche à répétition. A quelle époque ? Cela fait bien longtemps et ça s'aggrave de plus en plus.

Maintenant, devenu un octo qui génère (quoique !), j'aime la vie et ceux qui en vivent : la nature, les animaux, les humains et tous les enfants de toutes les couleurs de mon eau vive.

Si vous me lisez, ne m'enlisez pas trop vite. Laissez-moi respirer à plein quart de poumon car le temps, ce n'est rien que du bon air (quoique !)

[*] le collège technique, dixit les américains.

L’autodidacte à l’œuvre


En 2O11
premier prix de poésie libre (Vallespir)
Plus loin :
Premier prix de poésie libre - Le prix Ruteboeuf - Le grand prix Boris Vian – (Vallespir)

Premier prix de poésie classique (Jeux Floraux du Béarn)

Prix Olivier Guichard (La Baule)

Médaille de bronze Institut Académique de Paris

Contes et nouvelles
Publiés dans : le Florilège des auteurs et poètes francophones Olivier Furon-Bazan – La Maison des poètes- Dans les recueils poésies et nouvelles aux éditions Du souffle sous la plume - Aux éditions Calipso

En 2012
Prix de la performance littéraire – prix Jean Ferrat- ( Châtel- Guyon)
Premier prix de poésie libre –
Deuxième prix de poésie classique (Jeux Floraux du Vallespir 66 Céret)


Pour 2013

Dans l’agenda des poètes et à paraître, un recueil – Déraisons raisonnables- Aux éditions de la Nouvelle Pléiade (Paris).
Pour terminer, j’adresse un grand merci à L’Etrave (84100 Orange)
Tiens ! Dans un Salon, en Ville, orange serait-elle ma juteuse couleur ? Et pourquoi pas fétiche ?



Contre appel

Contre la soif d’aimer,
Sans le moindre abreuvoir.

Contre le froid lutter,
Sans même un chauffe-cœur.

À table, rencontrer
La chance de ses vœux…
Dans un morceau de pain.

Que faut-il pour encore
Voir pencher la balance
Du côté de chez moi ?
Faut-il sur un plateau,
Servir des bouts de glas
Pris au tas de mégots,
Comme il est maintenant ?
Sans oublier jamais
L'avalanche goudron,
voire boules de neige ?
Au triptyque sans fin,
Est-il en contrepoids
Une femme de cœur ?

Tout contre moi reviens.
J’ai soif !
      J’ai froid ! !
           J’ai faim ! ! !



Temps et tant de fois

J’ai marché
D’un pas lent…
Comme le temps.

Aux quatre vents
J’ai couru…
Après le temps.

Au ton de la Voix
Et au sons des pécheurs,
J’ai débarqué mes ans…
Ne gardant que les leurs,
Comme font les enfants.

Aux heures éternelles,
Le temps parti et revenu,
L’amour écrivait nos messages.

Puis les amours,
Des contretemps,
Brûlaient nos ailes.

Mais c’était le…
Le bon tant !
Le temps fait pas,
Léger,
           Gamin,
                     Courant,
Plein de nous et d’adresses.

– Et… maintenant ? –
Comme le temps m’oppresse !



Un chemin de fer à fours

Vous n’avez pas connu le train à une voie,
Ses wagons à bestiaux sur un chemin de croix.
Soldat du plus jamais, ici je vous propose,
Au canon du fusil ! mettre une fraîche rose.

Oser prendre la mer, marcher dans la campagne,
Ecouter les enfants, comprendre leurs désirs.
Si l’on pouvait chez nous, savoir les bien choisir,
Sans promettre jamais le pays de cocagne.

Si l’on pouvait garder les montagnes neigeuses,
Les chalets en bois clair sur les pentes en fleur.
Moins de chemins privés, beaucoup de promeneurs.
Les clarines tintant leurs présences laiteuses.

Sans prendre mes absences et les cris des marmottes,
Pour un éloignement vers d’autres rendez-vous.
Si ma belle était là une voix tout à coup,
Lui dirait qu’il fait chaud et que mon cœur grelotte.

Je pense trop souvent à l’horizon bouché,
Celui qui tue les corps pour l’infini silence :
Les chaînes ont donné l’infernale cadence,
Et pour le grand troupeau, grand nombre de bouchers.

Vous n’avez pas connu le train à une voie,
Ses wagons à bestiaux sur un chemin de croix.
Soldat du plus jamais, ici je vous propose,
Au canon du fusil ! mettre une fraîche rose.