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Lourds dans la main comme des pierres |
ContexteD’après mes notes, les deux premières strophes dateraient de 1959, du côté de la rue Descartes, et la troisième les aurait complété en 1964, du côté de la rue du Temple.Post-titré Cristal de Mort… CommentairesCette fois, c’est l’influence des œuvres complètes [3] d’Edgar Allan Poe, découvert en 1957 dans la traduction de Charles Pierre Baudelaire.Engluer est généralement un verbe transitif. Son emploi comme pronominal réfléchi relève partie d'une facilité partie d'une tentative de retournement : la glu servant à attraper les oiseaux, un vol qui s'englue a une attitude auto-destructrice. Et les corbeaux pris par la nuit figurent l'immobilisation puis la dissolution du noir par et dans le noir. Les diérèses sont indisciplinées : prononcer vo-li-ons et mor-dions, par exemple |
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Joie du silence où les regards |
ContexteCe texte daterait de 1971.Il est post-titré Cristal de Joie, chanson-2 pour Ch***. CommentairesUne lectrice proche m’avait reproché la tristesse spontanée de mes textes, et mis indirectement au défi d’y célébrer la joie.Je ne sais si la répétition du mot en tête de strophe suffit à modifier la couleur naturellement mélancolique de cet écrit. Avec le recul, je pense que le problème posé avait aussi comme solution de renfort de mettre joie à la rime, car de toi à moi, en passant par soi, ces rimes sont environ trois cents à notre service ; J'ai choisi d'acrosticher le texte, joie ayant quatre lettres et la réponse était ainsi dissimulée à qui n'a pas "le coup d'oeil dactylographique"... Or elle, elle l'avait. Chaque strophe est un "coin de joie" et a un coin de joie, comme ces coins qui servent à fixer les photographies dans les albums. J'ai mis la joie d'équerre : J o i e O I E |
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Arbre, bel arbre, boule d’or |
ContexteLa cantine de la freinghouse [1] était installée dans un terrain planté d’arbres centenaires, dont on disait qu’il était une des nombreuses reliques de la forêt de Bondy.En novembre 1970, la nappe en papier de la table que je partageais avec Cl***, Ch*** et les autres a dû accueillir l’esquisse de cette ode à l’arbre ; elles, elles croyaient peut-être que je préparais un document d’organisation… CommentairesTexte commentaires |
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Sous le ciel bas les vols d'oiseaux de son enfance |
ContexteCe texte avait pour titre Le Noyé.Il date probablement d'un printemps entre 1956 et 1959, et très certainement d’un pèlerinage à Notre Dame de Chartres, sous la direction de l’aumônier du Lycée Henri Moissan – qui n’était encore à l’époque que Lycée mixte de Meaux…- l’Abbé Charles Pouyé. Mélange d’impressions de route, de méditations personnelles et de rêves partiellement transcrits au réveil. CommentairesCe texte est le plus long du recueil. Toutefois le lecteur pourra découvrir deux parties qui eussent pu être disjointes : les cinq premières strophes sont à rimes embrassées, les sept dernières à rimes alternées.Ceci peut confirmer l'hypothèse de la rédaction composite. Le retour à la rime, dans la seconde partie, de mots identiques mains / mains, tombes / tombe, sable / sables, tout comme l’accumulation des répétitions, est volontaire et veut renforcer l’atmosphère de titubement obsessionnel du pèlerin à court de repères externes. |
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Tant pis pour ceux qui pleurent, |
ContexteCe texte est daté dans mes notes de 1959. Il se peut que son premier jet remonte à 1955, car la fin fait pour moi allusion et référence au texte allégorique mors de Victor Hugo :Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ… que j’eus à commenter à l’épreuve orale de Français de ma première partie du Bac. Il serait alors un rescapé du manuscrit de l'enfant chiendent. Il est post-titré, ce qui confirmerait cette possibilité, Chanson pour G*** CommentairesL’envol instable et blême n’est pas un modèle d‘euphonie.Jehan Despert m’eût volontiers dit ce bléblê fait mal à l’oreille, ainsi qu'il m'avait signalé, dans la version initiale, à lui confiée pour relecture, de la pièce 59, qui parlait de pavot volage : Ce vovo fait mal à l'oreille ! . Mais cet enchaînement sonore résulte cette fois d’une volonté délibérée. |
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Le cri clair des oiseaux |
ContexteCe texte porte deux dates, proches. Pour les quatrains, septembre 1971, et pour les tercets, nuit du 20 au 21 novembre 1971, en référence au second rêve, celui des jarviks [2].Il est post-titré Cristal des yeux, chanson-3 pour Ch***. CommentairesTexte commentaires |
[1]
Petit nom
d’amitié que les anciens de la Compagnie des Freins (et Signaux) Westinghouse
donnaient à leur boîte, à leur taule, bref, à leur usine…Cet établissement a été démantelé en deux fois à la fin du XX° siècle, les activités de freinage automobile ayant été transférées à Claye-Souilly dès 1972, et les ferroviares à Amiens en 1998.
[2] Voir les commentaires du texte 12 et 13
[3]
Traduction de Charles Baudelaire, dédiée à sa belle-mèreMaria Clemm, précédée d'une biobliographie établie par le traducteur, ainsi que de notes nouvelles, et titrée curieusement oeuvres complètes, alors que tout un chacun sait qu'elles ne le sont pas...
Les versions originales datent de 1856 à 1864.Cette compilation a fait l'objet d'un dépôt légal au 2° trimestre 1953.
J’avais eu lecture vers Pâques 1953, en cours de littérature, de la nouvelle le puits et le pendule, et été ainsi initié à sa fréquentation ; mais c’est la découverte de Le Corbeau , et du texte de commentaires qui l’accompagne, qui m’incitât à acheter en novembre 1957 chez Gibert (Joseph) ce gros ouvrage imprimé sur deux colonnes. Je le fis ultérieurement relier en pégamoïd bleu, et l'ornai d'une étiquette rectangulaire empruntée à une amie en cours d'études de pharmacie, étiquette portant en noir sur fond vert foncé, entourées d'une liseré blanc, les neuf lettres formant le mot DANGEREUX .

