Le philosophe désenchanté – Des enttaüschte Philosoph

Le philosophe désenchanté

Le philosophe désenchanté – Des enttaüschte Philosoph [*] Henri Landier
Suite du Faust - scène 2

L'étang des pensées
Se ride au vent de l'Esprit,
Sages pattes d'oie,

Plus tard os lisse des tempes
D'un crâne tombe de science.



Les travaux préliminaires au texte définitif sont renvoyés en notule

Dans le silence de l’attente ou Les cinq sens de Faust

Le philosophe désenchanté

Un ciel de foudre opaque acclame d’éclairs noirs
Les sillons de la nuit qu’un vol griffu laboure ;
Tu écoutes sa bouche où poser ta question,
Te gardant des clameurs
Opéra de ses torts.


Un manteau de vent glauque ajoute son emprise
Au souffle d’un démon que va tenter l’ivoire ;
Tu sens son sexe étroit où assouvir ta crainte,
Te masquant ces odeurs
Funèbres sur son corps.


Un col vague émeraude accentue la cambrure
Des filets du désir qu’un pécheur aventure ;
Tu goûtes son haleine où noyer ton désir,
T’évitant cette aigreur
Suintant de son remords.


Une tête crayeuse en fœtus se condense
Sous la rature aiguë qu’un silex illumine ;
Tu attouches son ventre où calmer ton attente
T’isolant de la sueur
Ultime de son sort.


Un front galet terreux inscrit au livre clos
Les rides acérées que les mots cicatrisent ;
Tu regardes ses yeux ou infiltrer ton âme,
Te protégeant des peurs
Exactes de sa mort.