Ma solitude...
Tout au fond de ma solitude, tu m'as visité. Ma solitude, forteresse que j'avais construite Grès d'angoisse grise Silex de noir dédain, de blanche insomnie Briques de jaune peine Tours abruptes de l'orgueil Murs bien ancrés du refus. Lentement toi mon ruisseau patient mon ru craintif et silencieux toi mon ma résurgence mon filet d'eau lentement tu dissous le sable de ma citadelle les mortiers de mes tours hautaines et tu coules vers moi m'enserrant de tes eaux tu désagrèges les fondations de mon château. Suis-je la mer que tu cherchais es-tu le fleuve dont j'ai soif ? Ô ma lointaine qui m'approches Et qui t'approches et me submerge Si je suis la mer palpitante de mouettes Tu es le fleuve qui s'y jette Dans l'étreinte du mascaret. . |
ContexteLe folles. |

