Ma solitude...



Tout au fond de ma solitude, tu m'as visité.
Ma solitude, forteresse que j'avais construite
Grès d'angoisse grise
Silex de noir dédain, de blanche insomnie
Briques de jaune peine
Tours abruptes de l'orgueil
Murs bien ancrés du refus.

Lentement toi mon ruisseau patient
mon ru craintif et silencieux
toi mon ma résurgence mon filet d'eau
lentement tu dissous le sable de ma citadelle
les mortiers de mes tours hautaines
et tu coules vers moi m'enserrant de tes eaux
tu désagrèges les fondations de mon château.

Suis-je la mer que tu cherchais
es-tu le fleuve dont j'ai soif ?
Ô ma lointaine qui m'approches
Et qui t'approches et me submerge
Si je suis la mer palpitante de mouettes
Tu es le fleuve qui s'y jette
Dans l'étreinte du mascaret.






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Contexte

Le folles.

Commentaires

Ce texte a été repris, remodelé, simplifié dans le cristal opaque, à la page 67, sous une forme métriquement plus régulière.