l'enfant chiendent

Ces textes sont mis en ligne, avec mon accord et sous licence art libre, sur le site collaboratif culture libre.

Un titre floréal  [1]

l'enfant chiendent est le titre que j'ai retenu pour une œuvre reconstituée. Résultat de fouilles, fruit de restitutions, produit de mémoire première pression à froid, voire de travaux de déductions cuviéresques : depuis quelques mots reconstruire un texte...
Lorsque j'écrivis les premiers de ces textes, j'avais quatorze-quinze ans, et une culture poétique à l'origine essentiellement nourrie des récitations et chants patriotiques préparées pour le CEP et des classiques (latins, français et anglais) au programme du BEPC.
Puis je systématisai mon autoformation, en lisant des poètes et leurs œuvres, soit à travers le filtre didactique des anthologistes agrégés, qui , je l'appris plus tard, exploitaient le fructueux marché des livres du programme, soit plus directement dans des livres obtenus par cadeaux rituels – c'est ainsi que ma grand'mère m'offrit pour mes seize ans une édition complète des œuvres poétiques du pauvre Lélian  – ou achats vaguement clandestins.
Cette autoformation naquit d'une tension entre trois pôles :


l'enfant chiendent est un livre qui n'a jamais existé, mais dont une partie fut écrite, calligraphiée même, en un exemplaire unique, à l'encre bleue, sur du papier machine format 21 x 27,  puis perdu sans espoir d'être retrouvé. Il fût en effet confié à quelqu'un qui ne m'en donna jamais de nouvelles, omit de me le restituer, et  dix-neuf ans plus tard  lors d'insolites retrouvailles me dit ne pas se souvenir  de cet envoi.

Les textes qui le composent s'étalent entre :

Certains ont survécu sur divers supports : livres annotés, papiers buvards, feuilles de cahiers marque-page, lettres restituées, coupures de journaux d'époque ; d'autres ont été le texte source, filtré par ma mémoire et sourdant des fontaines réminescentes de l'inconscient, de poèmes insérés dans le cristal opaque.

J'ai adopté ici une présentation un peu différente de celle des recueils et ouvrages qui lui sont postérieurs. Le guide d'une table des matières me manque. Même de mémoire. A mesure que l'exploration de mes archives me restitue des épaves, je les mets en vitrine dans l'ordre de la collecte, sans tenter de reconstituer un ensemble dont j'ai omis de conserver l'architecture, dont je crois me souvenir qu'elle était plus dépendante de l'optimisation de la page que d'une quelconque logique mentale.

L'enfant chiendent devra être reconstitué, tel Osiris, à partir de pièces éparses de son corps démembré, partiellement inventé.

Le titre est récent. Posthume aux lambeaux de texte. J'ai voulu rester dans la lignée des autres titres (articledéfini + substantif dénominatif + mot ou locution qualificatif ).

Petits bouts de poèmes n'ayant servi à rien



Le grand parc  mars 1954

♦ Consulter le manuscrit ou lire Petite soeur la pluie  mai 1955

La cloche au quatorze  juin 1955

Brêve rencontre  octobre 1956

Le château de Champs  février 1957

Les Auréoles  mai 1957


Vivre - Opérateur cOr  décembre 1957

Ne peut-être un amour  août 1958

Plus jamais juillet 1959

Danses, danses allègres... juillet 1959

Ma solitude juillet 1959




Les textes figurent à la fois :

[1]

Floréal est le mois correspondant à avril/mai dans le calendrier de Fabre d'Eglantine. C'est aussi un prénom rare - dix baptêmes en 1954 -, et le titre d'un ouvrage d' Armand Silvestre, illustrations de Georges Cain, préface de Jules Claretie, musique de Jules Massenet ; éditions Delagrave, Paris 1891.
Pourquoi ne pas faire de ce mot un adjectif, désignant ce qui naît avec le printemps. Il y a bien vernal, du latin vernalis, mais qui connaît, à part les astrologues - point du bélier - et les X -point gamma - ?