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manteau de vent vert
main de caresse ocre
crane de lune crayeuse
cheveux de palmes émeraude
oeil d’iris malachite
les sillons de la nuit qu’un vol luisant laboure
les griffes d’un démon que l’ivoire a tenté
les filets du désir qu’un pécheur a jetés
les ratures aiguës qu’un silex illumine
les rides acérées que la mort cicatrise
un ciel de foudre opaque acclamant l’éclair noir
un vêtement tissé aux métiers fous des parques
un col vague explosée brisant les clavicules
une tête squelette en fœtus condensée
un front galet poreux qui exsude la peur
tu vois la peau laiteuse ou posera ta lèvre
tu sens l’odeur des lys pour assoupir sa crainte
tu goûtes la fadeur d’une haleine innocente
tu touches le drap lisse que sa peau marquera
Tu plonges dans ses yeux que ses larmes noieront

