Petits crimes entre amis

J'ai quitté IE [1] pour la suite Mozilla il y a un plus d’un an. Après quelques difficultés d'adaptation, je m'en suis trouvé bien. Très bien.

Microsoft , le très peu doux, comme son nom l’indique, n'a pas vis à vis de Mozilla une attitude très coopérative, ce qui est compréhensible dans un contexte concurrentiel. Toutefois je trouve un peu exagérée, et même antiproductive, la disposition pratique prise par Microsoft d'interdire l'accès normal aux services de mise à jour de Windows aux utilisateurs de Mozilla, en les contraignant à une gymnastique complexe. Comme pour les punir de vouloir sortir de la ligne tracée, pour leur plus grand bien et celui de la firme, par les serviteurs de la ffiama alleno-gatesienne.

A noter qu'en écrivant à certains sites commerciaux pour protester contre la petite phrase  pour accéder à notre site, vous devez avoir installé IE  j'ai pu contribuer, du moins je le pense, à un changement d'attitude de leur part. Il est vrai qu'un client, c'est un client, surtout dans l'e-commerce.

Symantec en est hélas encore là ; ses outils de diagnostic en ligne n'étaient, la semaine dernière encore, en novembre 2004, accessibles uniquement que via IE. J'ai râlé. Et je continuerai.

Il n'en reste pas moins vrai que l'utilisateur de Windows qui veut désinstaller IE et OE [2] prend un risque, tant ces logiciels sont entrelacés avec le système d’exploitation et la suite bureautique made in Redmont (est-ce fortuit si en 1980 le magot des Daltons est recherché près d’un rocher rouge ?) .

Si la suite Mozilla a des plus par rapport à IE, elle a encore quelques moins. Par exemple le calendrier ne fonctionnait  pas bien lors de ma dernière tentative ; je ne suis pas arrivé à stocker des messages ou des fichiers dans les fiches du carnet d'adresse. Par contre, il est toujours possible de poser la question aux gestionnaires-développeurs, alors que chez Microsoft suggérer un changement est un crime de non-reconnaissance du génie propre à la firme...

Pour conclure ce billet d’humeur, tout ce qui remet intelligemment en question le monopole microsoftien est utile, et même agréable...



[1] Règle de communication numéro 1 : ne pas faire exister trop le nom du concept combattu.

[2] Voir note 1