Voyage

[*]

Derrière le dos et les aplats tarotés
de la reliure de ce livre de voyage,
Combien de chapitres, de pages, de mots ?

I→ti→né→rai→re ► .





Unique, ma voie,
ès flamboyantes étoiles
vers mon seul apex.


Le responsable éditorial de ce site a demandé au webmestre de préciser ici qu'en donnant des informations sur son itinéraire personnel :

Itinéraire reconstitué, ou projet de jeunesse axe du vécu ?

Mes premières expériences m’ont découragé des projets trop précis. L’ambiance des années de guerre m’a plutôt appris à m’adapter aux circonstances. J’avais rêvé de coconner dans ma chambre, je passai huit ans en pension à trente (en moyenne...) par dortoir.
Je voulais être avocat ou journaliste, je fus aiguillé ingénieur. Je voulus creuser les Mines, j’intégrai l’Aéronautique. Je m’engageai dans la recherche, je perçai dans la gestion. Je m’imaginai échevin, je me retrouvai président d’associations.
Même lorsque je réalisai mes vues initiales, en passant outre aux obstacles, l’avenir ne me donna pas toujours, voire pas souvent raison…

Alors pourquoi vouloir témoigner de ce non projet ? Pour mettre (a posteriori) de l’ordre dans mon désordre [1]?

Un processus de construction : des situations fondatrices

Nul n’est jamais seul [2]. C’est ainsi qu’entre les pôles extrêmes de l’engagement volontariste et de l’héritage accepté, j’ai vécu des situations qui ont laissé des traces au plus intime de ma personne.

Par exemple, aîné de famille nombreuse, Z de taupe, scout de France, compagnon bâtisseur, animateur d’action culturelle, cadre débutant, militant politique, cadre au chômage, consultant vacataire, poète sans pseudo, retraité débordé…

Une histoire personnelle, enchaînement d’étapes

Ayant lu un jour quelque part que des sages pensaient que la vie de l’homme était, telle l’hélice temporelle de l’escalier qui de palier en palier mène au palier final (et l’on ignore si cet ouvrage est orné d’une rampe débillardée…), partagée en phases de sept années, j’ai par commodité identifié dans la mienne des étapes de même ordre de grandeur.

C’est ainsi que je fus enfant, écolier, étudiant, ingénieur, cadre, dirigeant, consultant,entrepreneur, avant d’être conseiller, et en attendant un nouvel état à inventer.
En attendant une présentation plus détaillée, un résumé est disponible sur un site de recherche de compagnes et compagnons de route…

Une ligne de vie avec ses crises et ses choix

Si la ligne de vie symbolise, tapie au creux de la main gauche [3], le décours d’une existence, cette ligne dit-on porte trace d’événements venant la marquer. J’ai longtemps pensé que ceux qui m’avaient marqué n’appartenaient qu’à moi.

Le jour où j’ai réalisé que l’exceptionnel était rarissime, et que, si nous nous baignons tous dans des fleuves différents, rapides, remous et résurgences sont les mêmes, j’ai oublié de le noter en agenda ! Toutefois, après la biographie, j’ai tenté la chirographie…



[1] Voir au sujet du besoin de « se retrouver » le papier de Stéphanie Gatignol dans le mensuel Pleine Vie de juin 2002. Elle le traite en usant du « se » pronominal, mais le passage au « se » réfléchi est tout naturel.

[2] Clifford D Simak, dans De Temps à Autres…Cette citation m’a servi dès 1971, pour éclairer un document interne sur le thème « fonctions de la secrétaire » (littérature grise…).

[3] …qui ignore ce que « donne » la main droite.

[*] Reliure de Pierre-Lucien Martin pour Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline, Illustrations by Pablo Picasso.
Paris, ed. Denšel et Steele, 1932. Book no. 101/110 in Alfa paper with two handwritten poems. Size: 19x11,5x5 cm, black veau with onlays, gilded edges, suede endpaper. Slipcase and case