Meaux



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J'ai vécu à Meaux d'octobre 1953 à juin 1956 (c'est ce mois-là que la SNCF supprima la III° classe dans son offre tarifaire, mais pas dans ses aménagements, la réforme s'étant bornée à un changement d'étiquettes sans que le confort soit amélioré...) comme interne au Lycée.
C'est à dire que j'y séjournais du lundi matin au samedi soir hors vacances scolaires.


Le lycée dit mixte ne s'appelait pas encore Lycée Général et Technologique  Henri Moissan, bien que nous connaissions le nom de l'illustre chimiste et ses liens avec la ville, puisque ce pharmacien, fils de cheminot et et prix Nobel de chimie fit ses études secondaires au collège de Meaux et y est honoré d'un monument commémoratif.
Accueillant des élèves de la sixième à la terminale, le lycée était composé de trois corps de bâtiments distincts, situés à plusieurs centaines de mètres les uns des autres, et constituant une authentique cité scolaire :
Cet éclatement avait pour conséquence des mouvements pendulaires collectifs, en rang pas trois, selon des itinéraires immuables, quatre fois par jour, les sites des internats hébergeant les réfectoires et accueillant donc pour le repas de midi internes et demi-pensionnaires, population très largement majoritaire. Le lycée drainait, en effet, ses élèves dans un rayon d'une trentaine de kilomètres.