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Chapelle Sixtine

L'annonciation
Fra Angelico
[*]

Déjà, à l'âge du bronze, des homo sapiens anonymes ornaient rochers (art rupestre) et parois de cavernes (art pariétal) de dessins figuratifs ou abstraits.

Cette technique ne cessa de se perfectionner.
La manière dont Guido di Pietro, alias Fra Angelico, a tagué les murs du couvent San Marco, à Florence, est connue de bien des amateurs d'art.

D'autres, tels que Michel Ange et Marc Chagall, eux, s'attaquèrent à des plafonds célèbres pour y laisser leur trace. 

Mur de tags


Peniscola
Vinaros
Florence
Boulogne-Billancourt
Paris
1960 à Philadelphie. L'histoire nous raconte que deux adeptes de la peinture en aérosol bombent leur nom sur les murs pour attirer l'attention.
1970 à New York. Un jeune coursier s'approprie des murs proches des adresses de ses clients en les signant de son pseudo : TAKI 183 ; Taki étant son surnom – abréviation de la forme grecque de son prénom, demetraki – et 183 le numéro de la rue où il habitait à Manhattan .
Le graffiti sort de la brique utérine pour affronter la vie publique, donc simultanément le regard étonné des passants, et la main zélée des forces du nettoyage. Les murs alors se muent en surface offerte au geste créateur. Les artistes s'y mettent, ou s'y révèlent. Le graf s'internationalise, les sociologues en font un objet d'étude, les esthètes s'en mêlent et le gribouillis mural devient le n° art. Il s'édite, se théorise, s'expose [1] . Des galeries ont pignon sur rue, des sites spécialisés se sont construits [2], et même des ateliers de formation proposent leurs services.

Peniscola

Bombes de peinture sur mur crépi en limite de verger

Cette image est extraite d'une photographie d'une portion de mur délimitant une propriété agricole.

Tag Peniscola

Vinaros

Peinture en bombe sur mur crépi en ville

Cette photographie  a été récadrée pour isoler une zone particulière d'un ensemble moins construit.
Tag Vinaros

Florence

Pochoir et bombe sur tôle ondulée d'échafaudage de ravalement

Cette image est prélevée dans la photographie d'un échafaudage urbain.


 

Tag militant à Florence

Boulogne-Billancourt

Pochoir en couleur sur mur de brique monté entre fers IPN

Cette photographie date de l'automne 2007. Le mur sur lequel ce pochoir mauve était hébergé a disparu depuis, du fait des travaux en cours rue du Vieux Pont de Sèvres.


 

Tag à Boulogne-Billancourt

Paris

Pochoir en blanc sur mur préparé en noir

Cette photographie reste à dater. Je n'ai pas retrouvé sa trace sur la galerie du site officiel de Miss Tic, artiste parisienne, plasticienne et poète, enfant des fifties...
Ce pochoir présente la caractéristic de n'être accompagné d'aucune illustration.


 

Miss Tic

Lisboa - Lisbonne

Incision au couteau, canif ou cutter sur écorce de platane

Cette photographie, en noir et blanc, est celle du tronc d'un platane situé à Lisbonne, sur la route qui longe le Tage. La plupart de ces arbres sont marqués d'incisions, sur environ 2 m de hauteur ; le plus souvent des initiales ou des noms, parfois de symboles simples.

Incisions Lisbonne

Paris

Pochoir à la peinture noire sur mur crépi en blanc

Cette photographie a été prise à Paris, date à retrouver.

Les coulures de peinture peuvent résulter d'une recherche d'effet, le rôle du parapluie étant précisément de mettre à l'abri des coulures. L'hypothèse d'un mauvais dosage du diluant est douteuse, seules les lettres de la ligne inférieure ayant cette caractéristique.
Pochoir parapluie noir



[*] Gabriel est à gauche et Myriam à droite. Cette configuration semble être celle de 4 annonciations sur 5.

[1] Par exemple, à Sète, au Musée International des Arts Modernes, l'exposition graffiti stories , visible jusqu'au 13 janvier 2008.

[2] Quelques liens :
La panse de l'ours