murs


Mur du son...

X-S1 glamourous glennis
Bell Aircraft Corporation
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L'homo sapiens  est une des espèces qui construisent des murs. Compulsion écologique, dont le but visible est de séparer un dedans réputé logeable d'un dehors présumé hostile.

Métaphoriquement, le mur représente pour nos cultures une barrière relationnelle (le mur de la langue), mentale (le mur d'incompréhension) ou même physique (le mur du son [1], le mur de la chaleur...le mur au pied duquel on se trouve, adossé ou non...).

Les photos de cette rubrique représentent des murs tels que leur appareil les révèle.  Ce dernier mot signifie que les éléments constitutifs sont appareillés. Le synonyme opus, œuvre, montre à l'envie que ce choix constructif demande du travail et du savoir-faire.

Appareils de murs


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Peniscola

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Mur

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Mur



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C'est le 14 octobre 1947 que le capitaine Charles Elwood Yeager, âgé de 24 ans, pilotant cet avion-fusée largué depuis une Superforteresse B 29, franchit pour la première fois le mur du son et vint se poser intact sur la base d'Edwards. A noter que cette information ne fut diffusée qu'en juin 1948...
Des tentatives antérieures, volontaires ou involontaires, s'étaient terminées par des accidents en vol : une douzaine en 1946 au États-Unis. Certains récits de la seconde guerre relatent le cas de Messerschmitt 262 qui se seraient désintégrés en piqué pour avoir approché ou traversé le mur dans des phases de combat aérien. L'aspirant Hans Guido Mutke, pilote instructeur de la Luftwaffe, affirme avoir réchappé d'une telle situation le 9 avril 1945 ( d'après Jean Etienne dans Space news international d'avril 2001) .
D'autres tentatives n'auraient pu être homologuées faute de mesure assez précise de la vitesse atteinte.

Charles Yeager récidiva symboliquement cinquante ans plus tard lors d'une cérémonie anniversaire, le 14 octobre 1997, aux commandes d'un F-15.

Mur du son  est la traduction française d'une désignation imaginée par un ingénieur britannique en 1940, W. F. Hilton, qui se demandait si, théoriquement, un aéronef motorisé pourrait jamais dépasser en vol horizontal the sonic sound barrier,  la vitesse du son, déjà dépassée de manière inerte par des projectiles.

A noter que :

  • le mot barrier appartient au vocabulaire des représentations mathématiques des phénomènes physiques, équivalent au mot seuil en français. Le mot mur, lui, évoque plus la sensation physique (durcissement et inopérabilité des commandes, vibrations – buffeting – de la structure,...) que ressent le pilote.
  • la phrase cet appareil ne franchit pas le mur du son utilise assez de  mots communs avec le son ne franchit pas l'appareil de ce mur  pour mettre en difficulté un système de traduction automatique...

[1] ...souvent franchi par le canard quand il est déchaîné...