Masques
Masques en argile séchée
Ces deux masques ont été modelés lorsque j'étais pensionnaire au Gai Savoir, à Bazouges-la-Pérouse. Pendant l'automne 1952, Michel Bouts nous initia à la confection des aires en terre battue. L'argile local entrait dans la composition du mélange... Il avait puisé dans le stock pour fabriquer les personnages d'une crèche. Je découvris à cette occasion l'existence, et par tâtonnement l'usage, de ces deux outils que sont la spatule et l'ébauchoir. Le premier objet réalisé fut ce masque. Lui ayant trouvé un air triste, j'en fis un second avec la même technique et le même matériau. C'est dans la bibliothèque de l'école, dans un ouvrage illustré consacré aux faussaires en archéologie – ou présumés tels –, et contenant un chapitre sur les fouilles de Glozel, que me vint l'idée de masques sans bouches. Je n'hésitai donc pas à déroger aux règles de la narration figurative pour priver ces visages de leur partie inférieure. |
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Ces deux objets putôt encombrants (ils mesurent environ 12,5 x 9 cm, sont épais de 6 cm, et pèsent 850 g chacun) voyagèrent de Bazouges-la-Pérouse à Chelles sans accident, et je crus bon de les offrir à mes parents pour Noël. Ils furent retrouvés dans un tiroir en 1970, lors de la démolition de la maison "du quatorze" et mon frère cadet, qui surveillait ce chantier, me les remit. La terre a eu cinquante et plus pour sa dessication. Ni fendillements ni retraits, mais quelques épaufrures dues à des chocs. Elle est, à mes yeux, de la couleur PMS610 du nuancier Pantone. Assez nettement et naturellement chamottée, elle contient aussi des inclusions de paille et de paillettes de décomposition du granit. Ils peuvent être associés dans diverses postures. La fresque ci-dessous en propose trois. |
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