imagerie, collection d'e-mages

Images ou schémas, symboles ou signes
D'autres écritures que l'écriture écrivent
des messages signifiants pour l'homme.



Écrire, c’est imaginer : mais peut-on imaginer sans imager ?

L’image a certes sa place dans l’écriture [1].Tout d’abord, une partie des images naît des mêmes techniques graphiques que l’écriture, qui n’était peut-être à l’origine de nos cultures [2] qu’une destination particulière, un destin spécifique de l’image.
Ensuite, la mutation informatique a suivi le mouvement, qui intègre symétriquement image et texte dans les mêmes développements : tout traitement de texte a son grapheur, tout scanneur a son module de reconnaissance optique de caractères.
Toutefois, par commodité de construction, de tenue à jour et de consultation, le choix fait a été de consacrer à l’image, aux images, une section principale de ce site.


Livres d'images


Collages
Dessins
Gravures
Gribouillis
Manuscrits
Maquettes
Photographies
Pictes
Schémas
Sémagrammes
Vignettes

Crédits

fractale & crop-circle
Photo Lucy Pringle
[* réf]

 .

Le picte image & magie

Si je trace un picte d’ordre 5 ( que matérialise un pentagramme inscriptible dans un pentagone ), et qu’à chacun de ses sommets je place les verbes :

Illustrer
Mémoriser
Ancrer
[3]
Générer
[4]
Evoquer
[5]

pour obtenir ( par magie ? ) un anagramme du mot image, j’obtiens ce tracé :

L’image, sur ce site sera à regarder, et éventuellement à retracer - tant il est vrai à l’expérience que c’est par le chemin du geste que le corps s’approprie le sens du tracé, cette trace du sensé qui s’inscrit dans une mémoire qui n’est ni purement visuelle ni purement auditive, mais polymorphe - dans la perspective de faire jouer les cinq fonctions ici résumées.



Titre
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Petite typologie personnelle des images

Sont classées dans des rubriques séparées des images de nature et d’intention un peu différentes. Certaines sont plus centrées que d’autres sur quelqu’une des cinq fonctions citées, mais toutes peuvent être regardées sous les cinq angles de vue proposés.
C’est ainsi et ici que sont exposés collages, dessins, gribouillis, plans, photos, schémas, et même manuscrits, l'écriture olographe – qu'elle soit calligraphie ornementée ou cursive rapide à la volée sur la page – étant fille, ou mère de l'image... [6] [7].
Une recherche sur les liens entre parole, image et écriture est par ailleurs présentée sous le titre méthodes graphorales.
Un symbole tracé est considéré ici, par convention personnelle et un peu arbitraire je le reconnais, comme un schéma.
Les manuscrits sont, eux, considérés comme des textes, et logés dans la section des manuscrits authentifiés.
Quant à l'adamantane...

Écriture et croquis


Quand le travail d'écriture était calligraphie, le lien entre mot et dessin demeurait inscrit dans le geste des doigts. Le moyens techniques dits modernes tendent à séparer main droite et main gauche, celle qui structure le discours en chaînes alphabéticonumériques un peu froidement pesées, et celle qui analogise le réel avec quelque spontanéité à risque.

A quoi sert la marge du cahier?
Et dans nombre de carnets, qu'il s'agisse de supports de notes de voyage dans une mythique Самарқанд ou de chroniques de descentes aux tréfonds d'un Yocul intime nommé Sneffels, dessins et écrits se mêlent sans s'embrouiller.

Lire à ce sujet l'ouvrage [8] d'Olivier Corpetl'un pour l'autre ; les écrivains dessinent , chez Buchet-Chastel – et voir l'exposition  présentée à l' abbaye d'Ardenne

L'étude des liens entre :
semble relever de disciplines différentes, et entretenant parfois des relations au mieux compétitives, au pire franchement antagoniques.

Quelques liens vers des sites parlant couleurs, matières, tracés ou formes

► Couleurs......
► Matières...C♦1...
► Tracés......
► Formes...F♦1...

[1] Et réciproquement.

[2] Ou « aux origines »…rien ne semble prouver l’unicité de la filiation.

[3] L’acception retenue ici n’est pas très éloignée de celle, plus technologique et restrictive, à mon sens, qu’utilise la PNL.

[4] Générer fera soupirer les puristes. Mais il figure au Larousse, est admis au Scrabble (consultez votre ODS…),et a pour moi la particularité de se rattacher directement aux racines de la Genèse, ce qui lui donne une valeur poïétique forte.

[5] C’est à lecture des travaux d’Antoine de la Garanderie que j’ai découvert le concept pédagogique d’évocation. La définition qu’il en donne, et que je ne conteste pas, diffère un peu de celle que propose le picte IMAGE.

[6] Des liens seront ici établis et commentés avec l’entreprise de réflexion sur la schématologie, auquel contribua entre autres Robert Estivals, lié aux lettristes et aux situationnistes.

[7] Au sujet des liens entre schéma et écriture : La tradition enseigne que Moise a été le premier kabbaliste, car il a reçu (kibel) la Parole divine sans intermédiaire. Il a choisi en son temps de fixer ce qu'il avait reçu au moment où il était en parfaite réception (Kabbalah), pour le transmettre ensuite. … C'est pourquoi les kabbalistes font une différence entre la Torah Moshé ,la Loi que reçut Moise, et la Torah Ha Shem, la Loi de Dieu. Le mot hébreu Ha Shem veut dire le Nom, le Nom divin enfermant tous les noms. Il y a dans cette permutation, de Moshé,Moise vers Ha Shem, un jeu de mot – en fait un jeu de lettres, un jeu de l’être, soit dit au passage… - kabbalistique car si Moshé s'écrit en hébreu avec les trois lettres mem, shin, hé, dans l’ordre latin,soit, dans l’ordre hébraïque hvm, ces mêmes lettres, inversées, forment Ha Shem qui s’épelle hé, shin, mem, soit mvh. Ceci fait allusion au fait qu'en changeant le sens de lecture du texte, le réel se manifeste dans son immensité.
Cette note vient d’une source autorisée.
Les étymologistes garantissent la filiation
schma (grec : figure, forme…pattern en un mot, d’après mon Bailly) > schema (latin : figure de géométrie ou de rhétorique –le rapprochement n’est pas neutre ) > et attestent le vocable scheme dès …Ronsard !
A noter que dans mon Dauzat le suivant de Schéma est Schibboleth…

[* réf] A view of the complex Kotch Snowflake fractal at Milk Hill, Wiltshire, near Alton Barnes. 7/8th Aug 1997.From an e-paper of Joseph E. Mason.

http://skeptica.dk/artikler/?p=1102

[8] De nombreux peintres et dessinateurs ont fait œuvre d'écrivain ou de théoricien de l'écriture.
Pourquoi, à leur tour, les écrivains ne dessineraient-ils pas ? Vous connaissez plutôt bien les dessins de Johann Wolfgang Von Goethe et de Victor Hugo ;avez-vous vu ceux de Roland Barthes, de Louis Althusser, d'André Malraux ou même d'Hervé Guibert ?

Ils ont peut-être griffonné sans autre ambition que le plaisir ou la distraction. Chaque écrivain a ses caprices, ses démons. Le dessin peut leur obéir, même s'il n'est qu'une note au bas d'un manuscrit.
Mais il peut aussi occuper toute la page, et trouver un cadre pour s'accrocher sur un mur d'exposition ou chez un particulier. Les liens entre écriture et peinture, texte et dessin, sont une problématique connue. Jamais, toutefois, on n'aura réuni en un seul volume une telle diversité, de George Sand à Bernard Heidsieck, du romantisme à la poésie sonore en passant par les surréalistes, le nouveau roman ou la beat generation.

L'Institut Mémoires de l'Edition Contemporaine, siglé IMEC, accueille dans ses archives de nombreux manuscrits où l'image surgit dans le texte. En associant ce fonds à deux collections privées, ce livre réunit cent cinq auteurs, et près de trois cents reproductions : ce sont autant d'invitations à découvrir ces curiosités et à réfléchir aux rapprochements ou aux contradictions qui unissent ces deux arts.

Au fil des pages, grâce à un classement chronologique et à des notices pour chaque auteur, se tisse un lien entre les styles, les techniques utilisées, les périodes traversées. Différents textes précisent le rapport entre cet ouvrage et l'exposition itinérante qu'il accompagne, à l'abbaye d'Ardenne, à Lisbonne, puis à Ixelles.