Épave
Épave simplifiée
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Ce tracé sommaire est celui du contour apparent et des ombres propres, dépouillées à l'extrême, d'une épave ramassée sur la laisse de marée au pied de la falaise du Catelier
[1], à Veulettes-sur-mer, vers 1972. Encre bleu des mers du sud, papier toilé... L'objet est toujours sur une des étagères de ma bibliothèque, soit au rayon poésie soit au rayon des tarots. L'image située au dessous a été obtenue par scan direct, dans une position à peu près analogue à la perspective sous laquelle l'objet avait été stylisé. Cette épave est la base du tronc d'un arbuste, dont subsistent les départs de racines. Elle s'inscrit dans un parallélépipède de 70 x 45 x 40 mm et pèse 12 g. |
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Épave stylisée
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Ce tracé a été réalisé à partir du précédent en, simultanément : -déformant le tracé pour simplifier la répartition des masses, -ouvrant l'objet clos sur l'espace dans lequel il s'insère par des lignes de champ interrompues. Dessin tracé début janvier 1975. Encre noire sur papier 80g saumon. Format 14 x 9, soit le double du dessin initial. |
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Épave démultipliée
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Ce tracé a été réalisé à partir des deux précédents, en imaginant que contour apparent et ombres propres nés de multiples points de vue s'ajustent sur la même feuille. Comme si l'épave roulait sur elle-même, supportant les remous des flots, et si le témoin de ce ballottement voulait juxtaposer les vues successives du film. Dessin tracé dans la nuit du 12 au 13 janvier 1975. Encre noire sur papier toilé. Format 21 x 29,7. |
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La falaise du Catelier vers 1939...Catelier est aussi le nom d'une commune du Pays de Caux, au sud de Dieppe. L'onomastique indiquerait la présence sur cette butte d'un castel, ou construction fortifiée, remontant selon certains aux années mille. |
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Ce dessin, signé de Signac, date du 26 juin 1926. Aquarelle et fusain , 17,5 x 10 cm...Un peu plus grand qu'une carte postale. Dédicace en bas du dessin : à Futifu, souvenir de Choum amicalement - P. Signac. Signac dédicaça aussi à Futifu, en 1925, un Pont Neuf, avec vue de Notre Dame. "choum", en breton, veut dire "vite"... Vingt-cinq ans environ séparent les deux images. |
Le texte Le Catelier est extrait du livre sur le galet de Jules Gayraud, curé de Veulettes-sur mer de 1895 à 1912. Illustrations en photogravure, édition Marthe Gayraud, Veulettes s/Mer, 1905.
La reproduction çi-jointe est fidèle au livre. les défauts d'équerrage entre corps du texte et illustration sont imputables à la difficulté rencontrée, par L'éditrice-imprimeuse-relieuse, à maîtriser une technique de composition nouvelle pour elle. Le texte fait allusion aux grottes percées dans l'épaisseur de la falaise par l'érosion marine, un peu de manière analogue à la construction des arches d'Etretat. Il en subsite toujours une [2], d'environ quarante mètres de hauteur, et une soixantaine de profondeur, au pied du Catelier. Voir la note suivante... |
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En certains points de la côte d'albâtre, à proximité de Dieppe, dans la
zone du Pollet, certaines de ces cavernes naturelles étaient, dans les
années 1900, habitées par des troglodytes, souvent des marins-pêcheurs
ou des pêcheurs à pied, puis plus tard par des
mal-logés. Elles se nomment gobes. Il ya quelque temps encore, des clandestins y trouvaient refuge. |
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La voilà telle qu'elle apparaît au visiteur, depuis les galets. Il est possible sur ce cliché d'en comprendre la forme intérieure et de se faire une idée de son aspect. Cliché couleur 1982. |
Et la voilà telle que photographiée vers 1980, depuis la plate-forme de soubassement – le platier –, dans la partie appelée l'anneau, à marée basse, du bord d'un des carniaux profonds – environ 3 à 5 m – qui ravinent cette zone. |

