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Un travail d'écriture poétique de nature expérimentale ou
insolite ? C'est l'éditeur René Rougerie qui, pur ouvrier du labeur, a fait celui de produire, physiquement, les textes de ses poètes :
Cet ouvrage collectif, voulu et composé par Marianne Arnold, est illustré en couverture par Jean-François Mathé et, page 102, par Henri Le Viennois. Il contient : ♦ une préface de Jean-Pierre Desthuilliers, avec en épigraphe une citation de René Rougerie lui-même ♦ deux textes, de Jacques Arnold et Henri Heurtebise, pour planter le décor ♦ 30 témoignages d'auteurs publiés à Mortemart ♦ 12 poémoignages ♦ 4 photographies montrant René Rougerie en situation ♦ une table des textes ♦ le manifeste et la liste des ouvrages constituant la collection |
Signalement
Titre : DU CÔTÉ DE CHEZ RENÉ ROUGERIE
I° de couverture : Titre – Préface de Jean-Pierre Desthuilliers – La Jointée Éditeur...et un dessin de Jean-François Mathé
IIII° de couverture : Code barre ISBN et prix 22 €
Dos : LA JOINTÉE – DU CÔTÉ DE RENÉ ROUGERIE
Référencement : ISBN 978-2-9527777-3-4 – © La Jointée éditeur, 2011
Prix affiché : 22 €
Composition : Entrelignes – Maison Arricq – 64330 Cadillon
Impression : ICN, 64300 Orthez, 2° trimestre 2011
Pagination : 154 pages
Format : 155 x 240 –Tirage : 400 exemplaires tous identiques
Poilce de caractères: Garamond, bien sûr...
La préface
Ce nouvel ouvrage de la série les Œuvres Jointes est de nature collective, n'est pas centré sur le travail d'un poète et n'a pas de lien direct avec l'activité de l'association La Jointée.
Toutefois, nous avons pensé qu'il a sa place dans notre collection. Pourquoi ? Est-ce parce que sur les quatre-vingt-douze numéros parus, notre revue a plus d'une soixantaine de fois accueilli en quatrième de couverture une information sur les dernières parutions des éditions Rougerie ? Eh bien non. Nos raisons sont autres. En fait, cet affichage, qui nous a valu plusieurs fois question sur les liens entre René Rougerie et Jointure, question qui nous honorait, a des motifs très proches de ceux qui nous poussent à éditer ce livre de témoignages. Alors, pourquoi ?
Ah, j'allais oublier. René Rougerie, en particulier à travers Poésie Présente, une revue qui a marché à pas de poète jusqu'à la borne miliaire du centième numéro, était, de plus, un concurrent. Dont beaucoup de revuistes devraient être fiers. Et quelques autres, même, jaloux [2] . Marianne Arnold a voulu cet ouvrage et sollicité les textes ici réunis. Le premier d'entre eux donne une des clefs de ce recueil [3] . Elle-même a contribué aux témoignages qui peuplent cet espace. Témoignages de formes diverses, dont la sincérité amicale, affectueuse, et même plus car affinités évidentes, est la couleur commune. La Jointée s'associe à l'aménagement de ce qui se veut être, simplement, une petite colline accueillante aux promeneurs dans le vaste paysage littéraire qui s'offre à nos déambulations. Longue vie aux éditions Rougerie [4] ! Jean-Pierre Desthuilliers
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Échos et nouvelles
► Un papier du poète Guy Allix, sur son propre site,quelque part entre silence et fureur, dans la rubrique Passages.
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[*] Cliché de Martine Fohanno
[1]
Je ne peux que recommander à ce propos la lecture attentive du n° 50 du Carnet des Lierles, publication de l'association Humanisme et Culture, sous couvert de Nicole Drano Stamberg, à Frontignan. Ce cahier a pour titre distinctif A la santé des éditeurs Rougerie et de leur Renault F4 Express. Véhicule qui, comme l'écrit Georges-Emmanuel Clancier marche au gasoil et surtout à la poésie.
[2] Voir à ce sujet la revue Multiples n° 60, daté de septembre 2001, où Henri Heurtebise présente une anthologie des 25 derniers numéros de Poésie Présente, et publie un précieux sommaire de la collection complète.
[3] Le 8 septembre 1997, fut achevé d'imprimer, à Mortemart, sur les presses de l'imprimerie Rougerie, Entre joie(s) et colère(s), ouvrage où René Rougerie prend lui-même la plume (enfin, l'équivalent) pour parler avec ses mot à lui des poètes de Poésie Présente. C'est vers la page 32 qu'il fait quelques confidences à Jacques Arnold. Je vous laisse les découvrir par vous-même.
[4] Le lecteur qui voudra remonter le temps à propos des Éditions Rougerie pourra relire avec intérêt l'article, le reportage intitulé Un éditeur artisan, René Rougerie, de la rue des Sapeurs à la retraite de Mortemart, par Josane Duranteau dans Le Monde daté 21 janvier 1977 : Comment a commencé cette aventure ? Le grand-père de l'éditeur était typographe à Limoges…

