Scieurs de long

[1]
Membres du comité de lecture réduisant à 56 pages
un numéro de JOINTURE


activités


Six activités constitutives


En référence aux statuts de l'association, et telles que rappelées en page 2 de couverture de la revue jointure — qui, rappelons-le, n'est pas le bulletin de liaison des adhérents, mais une des manifestations périodiques du travail de l'association — ces activités sont :
certaines de ces activités sont par nature périodiques, d'autres circonstancielles, d'autres enfin continues dans leur intention tout en se manifestant par des actions concrètes temporaires, géographiquement localisées, variables dans leur forme et leur intensité.




[1] Les rassigaïres, ou les scieurs de long.
Les rassigaires vont par deux : lou chabrièr, ou le chevrier,en équilibre sur la bille, et lou reinal, l'autre scieur de long. Ils forment un couple d'ouvriers, une équipe avec une communion de mouvements précis, synchrones. Ils débitent les billes de bois, dans le sens de la longueur afin d'obtenir selon les cas, des poutres, des madriers, des pannes ou des chevrons, des planches épaisses ou même des voliges...
Le premier scieur, juché nu-pieds sur le chevalet (la chèvre, en île de france)  -la chabra- s'appelle donc  lou chabrièr (le chevrier). Son travail consiste à conserver l'équilibre, remonter la scie et – affaire plus sérieuse – guider le fil de la lame suivant le trait noir qu'a laissé sur la bille un cordeau de chanvre préalablement trempé dans une solution d'eau et de cendre de paille, tendu fortement,  pincé puis relâché
Le second s'appelle lou reinal. La scie ne mords qu'au mouvement descendant et il fournit tout l'effort. Au fur et à mesure qu'il avance vers le chevalet, il doit se courber de plus en plus. Il travaille des reins...
C'était ainsi autrefois dans le Cantal...et ailleurs.