6-Sang Breton, un dernier signe de reconnaissance envers Michel Bouts

A travers cette édition de Sang Breton, nous [1] avons, par nos illustrations, explications, commentaires, tenté de faire exister Michel Bouts, croyant, époux, père de famille, éducateur, écrivain, pédagogue, poète, et qui coopéra à notre naissance au monde adulte sans tuer l’enfant en nous.
Nous voulions témoigner à travers ses œuvres de la pertinence des intuitions d’un précurseur, militant modeste mais déterminé de l’éveil de l’homme global, de l’écologie éducative, de l’adéquation individuelle et collective des petites structures, de la complémentarité entre le manuel, le mental et le spirituel.
Nous lui laissons la parole, à lui qui avait sans doute eu l’intuition de ce complot affectueux lorsqu’il décida de préfacer lui même son dernier ouvrage, faisant dialoguer le chevalier et le chanoine qui coexistaient en lui, en dualité harmonieuse.

En guise de préface

-Messire chevalier, je vous souhaite le bonjour.
-Messire chanoine, vous êtes le bienvenu céans.
-Dis donc, Michel, je ne suis pas chanoine.
-Cher Michel, qu’attends-tu pour le devenir ?
-être évêque me siérait mieux.
-Toujours aussi bouffon, à ce que je vois.
-Sed nec tam stultus quam pareo

Bazouges-la-Pérouse - 1951-1953

Boulogne-Billancourt - Saint-Jean 2003



[1] Ce « Nous » nomme ceux de ses enfants, de chair –élisabeth et Louis- ou d’adoption temporaire –Michel, Claude et moi-même- qui ont uni leurs efforts pour que cette œuvre soit ainsi « enveloppée de notre reconnaissance ».