l'ébauche accomplie

Lettres en pochoir, tracées à partir des incipit [*] des trois strophes du texte page 17 de le cristal opaque. La fin du deuxième et le début du troisième a été retouchés [2] pour permettre la mise en forme.

Un titre terminal

Terminal évoque pour moi les lieux de transit entre la fin de l'attente et le début du voyage, et/ou la fin du voyage et le début d'une nouvelle éternité : gares terminus des métropolitains comme des transcontinentaux, hubs d'aéroports et de grands magasins, narthex des cathédrales et porches des chapelles.
Maillon visible et extrémité apparente d'une chaîne, le terminal pourrait tout aussi bien se nommer l'initial.

Le terminal a été mis :

Terminal aussi, le moment où la transformation par la maladie devient approche inexorable de l'ultime pertuis, du passage qui conduit du berceau au cimetière...

La dissémination avant le recueil

Un livre de poèmes en construction est un chantier (dans chantier, il y a chant, dans chantier il y a entier...). Donc simultanément accumulation de matériaux en vrac même si soigneusement rangés pour éviter avaries, pertes et oublis, esquisse d'un ordre final tracé au sol, assemblage des éléments actuels peut-être appelant des retouches de la construction projetée, et traces de la vie courante des compagnons appelés à coopérer.
A mesure que j'en ai le temps et l'occasion, je révèle ici le contenu de mon chantier. Certains tas de mots sont provisoires. Et le début modeste en volume...

La mise en page sur deux colonnes veut faciliter la lecture, en donnant la possibilité de voir sur un même écran la totalité du texte.

Un sommaire achevé pour une œuvre inachevée...

Cette ébauche accomplie est placée sous l'égide de la musique symphonique. Pour l'instant sept symphonies de quatre mouvements chacune dans le catalogue de cet Opus [1] ....

Symphonie n°1, ou Simple symphonie
Symphonie n°2, ou Trouble symphonie
Symphonie n°3, ou Blême symphonie
Symphonie n°4, ou Souple symphonie
Symphonie n°5, ou Glauque symphonie
Symphonie n°6, ou Ample symphonie
Symphonie n°7, ou Close symphonie




[*] Incipit (liber) est invariable....Certains collectionnent les incipit.

[2]


Toi, Silence, rends nous la musique vibrante
Où le Temps maîtrisé cristallisait sa fuite
Et l’archet du plaisir sur les heures détruites
Construisait des refrains d’où la mort est absente.


Toi, Ténèbre, rends nous la lumière éclatante
Où l’Espace calmé condensait son élan
Et la main du désir, sur le noir et le blanc
Rythmait de lents dessins d’où la mort est absente.


Et toi, Rigueur, rends nous la fantaisie vivante
Où le Hasard dompté résumait ses sursauts
Et les dés à saisir, les jonchets en faisceaux
Réglaient des jeux sereins d’où la mort est absente


texte m

texte d