Jacques Normand

jacques-jean normand

alias jacques madeleine
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Jacques Normand sur Littérature - à propos...

Avocat, chartiste et homme de lettres

Ses œuvres ont été éditées chez Calmann-Lévy, dont le fonds appartient aujourd'hui à Hachette.

Il est avocat à 22 ans. En 1870, il s'engage dans les gardes mobiles, au 8° Bataillon (les moblots... [4]). Puis, après sa démobilisation,  il est chartiste  de 1871 à 1874, et obtient son diplôme d'archiviste paléographe dans la promotion 1875. [1].  Il devient prosateur, romancier, poète, journaliste, auteur pour le théâtre, bref, il vit de sa plume... Il épouse la fille de l'académicien Joseph Autran ( Né et mort à Marseille, élu le 7 mai 1868 au fauteuil 9, celui de François Ponsard, et à qui succéda Victorien Sardou).
 
Il publie aussi sous le pseudonyme [2] de Jacques Madeleine, ce qui lui vaut des démêlés littéraires avec le vrai Jacques Madeleine, partenaire journalistique de ...Georges Courteline. C'est aussi de ce nom qu'il signe une fiche de lecture, plutôt négative dans ses conclusions, relative à un manuscrit (refusé...) envoyé par un certain Marcel Proust à l'éditeur André Fasquelle...La même bévue ayant été commise par André Gide pour le compte des Éditions Gallimard, il se retrouve en bonne compagnie.

En 1918, il est membre du comité de la Société des Gens de Lettres, vice-président, où il crée le prix littéraire qui porte son nom.
Il est à deux reprises lauréat de l'Académie Française :
et lauréat de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres. Et Chevalier de la Légion d'Honneur.
Il meurt le 28 mai 1831 à Paris..

Louis Labat [3] écrivit de lui : il est un des pères du monologue. Et Georges Walch, qui le présente dans son Anthologie des Poètes Français contemporainsLe vers de Jacques Normand se recommande par l’extrême facilité, l’élégance native, le naturel… .

J’ajouterai personnellement que la facture de son écriture manuscrite est digne d’attention.

Attention, homonymes...

Le patronyme Normand étant assez répandu, et le prénom Jacques aussi, il y a d'autres Jacques Normand...par exemple :

Une œuvre variée...

Ses œuvres ont été éditées chez Calmann-Lévy (ancienne maison Michel Lévy frères,3 rue Auber) dont le fonds appartient aujourd'hui à Hachette.
Je signale en rouge dans les listes qui suivent les titres de ceux de ses livres que je possède et que j'ai lus...

Poésie

Théâtre

Théatre, en collaboration avec André Delavigne

Essais

Romans et autres publications

Le prix Jacques Normand de la S G D L

Une recherche via internet m'a permis d'en identifier quelques attributaires ; des fouilles bouquinistiques m'ont fourni d'autres informations.




Normand Jacques Clary Jean
25 novembre 1848 à Paris - 28 mai 1831 à Paris


[1] C'est à dire ici élève à l'École des Chartes.
En 1956, chartiste, chartistine étaient les équivalents de taupin, taupine, ou agro, agrelle, ou encore khâgneux, khâgneuse, pour désigner les étudiant(e)s préparant les concours d'admission à ces Écoles (Les Chartes, L'X et associées, l'Agro, Normale-Sup Lettres...)

[2] Jacques Normand est «naturellement» un nom assez répandu. Il est entre autres :

  • le nom de scène de Raymond Chouinard, comédien et chanteur québécoix
  • celui d'un acteur canadien ayant tenu des rôles entre 1909 et 1934. Pour les amateurs de coïncidences, il tint le rôle principal du film La vengeance de Madeleine, en 1912...

[3] Louis Labat, secrétaire d' Edmond Rostand, précepteur de Jean Rostand, est surtout connu pour ses traductions de l'anglais au français, en particulier celles des oeuvres d'Arthur-Conan Doyle, dont la série des aventures de Sherlock Holmes, ou de George A Birmingham — nom de plume du Révérend James Owen Hannay (1865-1950), romancier, recteur, puis une fois son anonymat levé dans une ambiance de scandale, vicaire aux armées puis affecté à une modeste paroisse de Londres.

[4] Tel est le surnom que la population en 1870 donna spontanément aux gardes mobiles, incorporés dans la garde nationale. Moblot sonne comme flingot et est issu du radical de "mob(i)l(e)".
Le suffixe -ot- peut :

  • désigner l'acteur, celui qui fait : le cheminot chemine, le traminot tramine...
  • insister sur une valeur diminutive : le minot, (pour le poulbot, rien à voir, mais il peut y avoir "attractivité"), l'ilot, le bachot (petit bac), l'angelot...
  • et surtout, dans le domaine de l'argot, révéler l'origine militaire (et plus particulièrement fantassine) d'une désignation : caporal promu cabot pour distribuer le boulot, sergent nommé sergeot pour asticot(er) le cuistot, qui fait du rab le rabiot ; on rencontre le ballot et le péquenot, on fume du perlot pour éloigner les gots...et on se bat au flingot, au crapouillot, au chassepot.
Le mot est utilisé par Maupassant, Zola et quelques autres, dont Louis Gouget (Le Noël du Moblot), Léon Mossary (Les souvenirs d'un moblot du Loir et Cher).

Souvent je voyais un petit moblot ôter ses souliers pour aller pieds nus, tant il souffrait dans sa chaussure ; et il laissait dans chaque empreinte une trace de sang. Puis au bout de quelque temps il s'asseyait dans un champ pour se reposer quelques minutes, et il ne se relevait point. Chaque homme assis était un homme mort.
Guy de Maupassant
, In L'horrible

C'étaient des ferronniers aux enseignes fragiles
C'étaient des menuisiers aux cent coups de rabot
Pour défendre Paris, ils se firent mobiles
C'étaient des forgerons devenus des moblots ...

Jean Ferrat


Jeunesse héroïque,
Arme ton flingot,
Pour la République,
En avant Moblot !

Eugène Pottier pour les paroles, Max Rongier pour la mise en chanson...

Un groupe sculpté, érigé au Havre, représente l'Amiral Mouchez entre un moblot et un marsouin...œuvre d'Ernest Dubois, 1894.

[5] Acheté début 2006 à Charles Piquerez. Exemplaire de la 5° édition, relié dos cuir frappé de l'ex-libris [E C], repris manuscritement en page de faux titre : Ern..Cornet.
A noter qu'une des pièces publiées est titrée...La Cornette.
Imprimé par P Mouillot, 13-15 quai Voltaire, réf. 26434

[6]


Page de garde de Les Moineaux francs

Acheté début 2006 à Charles Piquerez. Avec en page de garde une illustration signée BM, et une dédicace manuscrite A mon grand et cher Maître Alexandre Dumas...hommage de profond et affectueux respect...Jacques Normand.

Alexandre Dumas père étant mort le 6 décembre 1870, la dédicace ne peut être adressée qu'à Alexandre Dumas fils, de l'Académie Française, alors âgé de 63 ans, et qui cette année là donnait au Théatre Français Francillon, pièce en trois actes...qui fut sa dernière œuvre.
Alexandre Dumas père avait écrit, vers 1852, dans ses Mes Mémoires au chapitre 82 :Ceux de mes lecteurs qui habitent Paris se rappellent peut-être avoir vu les moineaux francs s'abattre par volées, tourbillonner par milliers...

Le moineau franc (ainsi nommé à la ville...le moineau des champs est moineau friquet) est invoqué en ce siècle là par Albert Glatigny, Victor Hugo,Marcelline Desbordes-Valmore,Théodore de Banville,et bien d'autres, avant qu'Édith Leplée, alias Édith Piaf, ne chante comme un moineau...

[7] Louis Denayrouze (17 mai 1848, 20 février1910), intégra Navale, puis Polytechnique en 1867.
En mars 1872, il inventa, avec son frère, Auguste, l'aérophore. Ce scaphandre permettait de séjourner en un lieu pollué et à une profondeur quelconque de manière autonome.
L'accessoire principal de cet machine est le détendeur, dispositif d'asservissement qui permet de réduire et maintenir constante la pression d'un gaz contenu dans une enceinte souvent nommée réservoir ou bouteille, organe bien connu des utilisateurs de bombonnes de gaz liquéfié et des plongeurs. Il mit aussi au point en 1895 un système d'éclairage au gaz qui porte aussi son nom.


Louis Denayrouze

Chercheur productif et novateur influent, il aurait pu être un auteur réputé, lui qui écrivit la Revanche Fantastique.
Jules Verne, lui aussi homme de théâtre – il fréquenta Alexandre Dumas fils...Quid de Jacques Normand ? –, équipa, dans Vingt Mille Lieues sous les mers le capitaine Nemo de son scaphandre :
 
– et le moyen d'être libre , demandai-je ?
– c'est d'employer l'appareil Rouquayrol-Denayrouze, imaginé par deux de vos compatriotes, mais que j'ai perfectionné pour mon usage...

[in : Première partie, chapitre XV, une invitation par lettre].

[8]


Gravure de Gustave Doré

Acheté




[HM]

Né le 14 mai 1965 à Lyon, il y enseigne présentement - enfin, en 1989 - les lettres. Il dit avoir étudié la poésie contemporaine à travers Ponge, Jacottet et Bonnefoy.. Le manuscrit primé se compose de deux parties : une suite de sizains et un texte en prose. Déjà titulaire du Prix Kowalski pour La lettre d'été.
Ici, des informations plus récentes à son sujet...


[GB]

En 1971, Gérard Bocholier reçoit des mains de Marcel Arland le prix Paul Valéry. Encouragé par Jean Grosjean et Jacques Réda, il collabore régulièrement à la NRF. Il collabore également à la Revue des Belles Lettres (Genève) et au Nouveau Recueil. Il dirige la revue ARPA. Il a reçu en 1994 le prix Paul Verlaine de la Maison de la poésie pour l’ensemble de son œuvre. Il a publié une quinzaine de livres de poésie, des essais sur Reverdy et Baudelaire et divers recueils pour la jeunesse.
Il a été publié dans Jointure , comme figure de proue du n° 45.

[GP]

Gilles Prin écrit depuis l'âge de douze ans. D’abord à la main, puis avec le clavier d’une machine à écrire, puis enfin depuis celui d’un Mac, de préférence à un PC sous Windows, système objectivement moins robuste.
 
Il a ainsi pu découvrir la plupart des possibilités offertes par l'ordinateur et en particulier par Internet. Ayant animé sous diverses formes, dans différents cadres, et pour des publics variés des ateliers d'écriture jusqu’en 1998, il a créé en 1999 un site Web dédié aux littératures d'aujourd'hui, Cyberlita, dont il nous parle ainsi :
Ce site n'est pas à considérer comme un lieu d'édition. Vos textes sont mis à disposition sur ce site, ils ne sont pas publiés. A tout moment vous pouvez les en retirer. Ils restent votre entière propriété. Je me contente en fait de mettre en place un cadre, un support. C'est vous qui allez l'alimenter et le faire vivre.

[AR]

C’est en 2003, que j’ai acheté quai Conti cet ouvrage, Préfacé par Fernand Gregh, qui était membre du Jury, avec Edmond Haraucourt, Paul Fort, Hugues Lapaire et Jules Perrin.
Exemplaire muni d’un envoi autographe de l’auteur : A Monsieur Sylvain Brimanage, en remerciement des pages exquises qu’il écrit sur le ciel pour la plus grande délectation de la terre. 1921.
Dédicace imprimée à Fernand Gregh : au Maître, à l’Ami, d’un cœur fervent. En annexe, avec le sous-titre Pendant la guerre, quelques pièces dont il est précisé qu’elles ne figuraient pas dans le manuscrit présenté au comité du Prix. La première, Les Martyrs, est dédiée à …Jacques Normand.

La quatrième de couverture nous apprend le nom de l’attributaire de 1919, Maurice Valette, publié par le même éditeur : Les éditions françaises, les «gémaux», 11 bis impasse de la Visitation, Paris VII°.

[IF]

Pierre Dominique nous présente ainsi Ida Faubert :
La terre lointaine d'Haïti a, elle aussi, ses écrivains, poètes, conteurs surtout. Parmi ceux qui ont le mieux interprété l'âme ingénue et ardente de cette île bercée par l'onde de la mer des caraïbe, on cite ordinairement une femme : Ida Faubert, fille d'un ancien Président de cette république.
Poétesse au souffle chaud, connue aussi en Europe et distinguée par l'important Prix Jacques Normand qui lui a été décerné par la Société des Gens de lettres, Ida Faubert qui a été définie la " Marcelline Desbordes-Valmore " d'Haïti, à cause de l'accent passionné et tendre de ses poèmes, est aussi l'auteur de ces histoires très caractéristiques où moeurs, légendes, superstitions de son pays, sont rendues avec une sobre vigueur et un sens aigu de la couleur.


Dédié à A Madame Amy Nicolet l'incomparable interprète, " sans qui mes vers ne seraient que ce qu'ils sont ", avec toute mon affection.

[OC]

Son fils, Axel Chambily-Casadesus, lui a consacré un site, d'où j'extrais ces quelques lignes :
Après des études supérieures de lettres, Odette Casadesus commença très jeune sa carrière de poète.
Admise à l'âge de dix-sept ans à la S.A.C.E.M. comme parolière elle écrivit de nombreux textes qui seront mis en musique par son grand-père Francis Casadesus, Marc Berthomieu, Camille Sauvage, et d’autres. Elle fut en outre secrétaire générale et administratrice des Éditions Chateaubriand puis journaliste à La femme et la vie.

L'écrivain Jean Aubert fut à l'origine du prix Flammes vives qui lui fut décerné en 1952 pour sa plaquette Almicantarat et le Prince des Poètes, Paul Fort écrivit une préface très élogieuse pour son recueil de poèmes Astragales en 1953. Le peintre Yves Brayer illustra d'une lithographie originale A Capella en 1968.

A noter qu'elle a choisi, tel Pierre Benoit pour le nom de ses héroïnes, la lettre A comme initiale de la plupart de ses titres...

[CPB]

Né le 25 novembre 1934 à Azay-le-Ferron (Indre) non loin du pays de Brenne. S'ouvre très tôt à la poésie, pour qu'en 1975 seulement il prenne conscience de la portée de ses textes, à l'occasion d'un concours de poésie lancé par RTL, sous la présidence de Max Pol Fouchet. Sélectionné par le jury pour la désignation du lauréat, le poème choisi figure dans Poésie I, consacré à la "Nouvelle poésie française"….

Nota : Ce texte est une citation issue de la notice biobliographique de Claude-Pierre Boutet telle que publiée sur le site du Printemps des Poètes.


[CD]

Peu d'informations disponibles sur Claude Ducellier. Mon exemplaire d'essor, numéro 160 / 750, m'apprend toutefois qu'il a

 ♦ publié un essai, les évadés de guerre, édité par La Cause, à Carrières-sous-Poissy ; une recherche sur des sites de bouquinistes m'a fourni quelques informations complémentaires : édition 1935, 12 x 19cm, 52 pages, ainsi que le sommaire...
 ♦ traduit et glosé  les sonnets à orphée de Rainer-Maria Rilke et les poèmes de hugo von hofmannsthal, introduction de Geneviève Bianquis, Éditions Émile-Paul frères, Paris, 1948.,
 ♦ préparé – et peut-être achevé...– une traduction des lettres inédites de rainer-maria rilke, attendues par les éditions Emile-Paul Frères, et une anthologie des poètes autrichiens contemporains. .