le citoyen dépossédé du politique

Résumé

Le besoin de manifester un pouvoir d'intervention dans le fonctionnement au quotidien de mon village, autant que dans les choix majeurs de ma civilisation, remonte à loin et ne me quitte pas.
L'Europe Globale fût, est ,sera une de mes utopies directrices ; sa croissance chaotique me contrarie sans me désespérer.
La règle du jeu de notre République a encore des progrès méthodologiques à accomplir ; surtout dans le domaine électoral, où  trop d'absurdités de principe sous-tendent nos procédures et pervertissent nos pratiques
La dictature des partis est l'extension sociologique de fait du règne, pourtant aboli de droit, des deux états oppresseurs du tiers ; davantage de démocratie directe  au contrôle d'une oligarchie responsable et révocable serait un progrès.

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Politique et action personnelle
La tentation personnaliste et le désir de citoyenneté
L'Europe à constituer
Blanc ou nul ? Noir !
Pour ressouder le dialogue

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Politique et action personnelle

La dimension politique de l'activité d'un citoyen, la voie qu'il a tantôt suivie, tantôt participé à construire, peut être explorée avec au moins deux véhicules :
C'est le second véhicule qui circule dans cette section du chapitre écritures grises. Pour faciliter la lecture des documents ici reproduits, c'est tout de même l'ordre chronologique qui a été choisi, de préférence à une classification thématique.Il montre à la fois la constance dans la nature des préoccupations, qui sont essentiellement :

Le premier, lui,  roule quelque part du côté du chapitre itinéraire, en particulier dans la rubrique consacrée au citoyen interventionniste. Il est aussi esquissé dans le paragraphe qui suit.

La tentation personnaliste et le désir de citoyenneté

La participation, dans les années1960 , au mouvement La Vie Nouvelle [1] , aux Semaines Sociales de France [2] , puis dans les années 1970 [5] au développement d'un parti politique ajourd'hui disparu, mais qui a tout de même contribué à former, en particulier, plusieurs ministres de la 5° république [3] , dont un Premier (un de ses pseudonymes est cité dans la note 1), a été un des éléments formateurs de mon itinéraire personnel [4].

Sans être obsédé par la chose publique, la nature et les évolutions de la res publica, vécue bien entendu à mon niveau de citoyen élémentaire (chacun de nous est une particule élémentaire du corps social...) sont une de mes préoccupations récurrentes.
Pour faire exister cette préoccupation à travers le médium internet, outre des interventions sur des sites ou dans des listes de discussions adéquates, j'ai choisi de lui ouvrir une fenêtre d' adamantane.net.

Le titre général de cette section résume en trois mots (sujet, verbe, complément) le constat que je fais de la situation actuelle, situation qui a ceci de particulier que je la juge actuelle, très actuelle, depuis cinquante ans.
Autrement dit, sa diachronicité aurait quelque chose de rassurant quant à la permanence des moeurs de la société française dans la seconde partie du XX° millénaire !

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L'Europe à constituer

27 mai 2005
Envoyé par courriel à des dizaines de correspondants.
Parallèlement, j'ai approuvé et signé ce texte , qui est une déclaration de non-rupture avec les nonistes.

Courrier d'accompagnement

Exceptionnellement, et vu l'importance à mes yeux de l'enjeu du vote de dimanche, je me permets de communiquer à mes connaissances, relations, amis et familiers mon propre point de vue à ce sujet.
Ayant reçu de mon côté des messages de même finalité, après m'être interrogé sur le risque d'importuner, j'ai décidé de faire confiance. Au delà des conversations privées, des courriers postaux, Internet nous donne la possibilité de communiquer aussi sur des sujets de cette nature.
Ce point de vue résulte d'une réflexion attentive, d'une écoute ouverte, d'une acceptation de la remise en question de mes a priori. Je demande à celles et ceux qui le recevraient plusieurs fois, en dépit des précautions prises, car mon carnet d'adresses est fractionné, de ne pas m'en tenir rigueur.
Comme le précise le document joint, c'est avec la plus sincère, courtoise et amicale tolérance que j'accepte que nombre d'entre vous ne partagent pas ma conclusion personnelle. Je prends toutefois le soin de l'exprimer sans détours. Et en l'expliquant.
Je forme en conclusion le voeu que le résultat de cette consultation, quel qu'il soit, ne nous désunisse pas au delà des oppositions d'idées naturelles, et saines pour notre progrès global commun.

Manifeste personnel

Oui

Je vote oui au référendum dit « sur la constitution européenne ».
Quelle que soit la complexité de la question réellement posée. Ce résumé ne s’adresse pas aux convaincus, dont je respecte le travail de réflexion. Je l’ai rédigé pour :
Mon oui est apartidaire, mondialiste, intuitif, réaliste et tolérant.


Apartidaire
Mon principal regret est que certains des notables de beaucoup de partis –à l’exception de ceux dont la logique de base est souverainiste, sans que par ailleurs ces souverainismes convergent et dans leurs motifs et dans leurs préconisations – semblent trop souvent placer leur aventure personnelle au dessus de notre destin commun.


Mondialiste Mon principal regret est que l’esprit européen n’ai pas soufflé assez fort, et qu’au lieu de proposer vingt-cinq votes de nature et procédure diverses, les décideurs actuels n’aient pas franchi le pas en demandant que cette consultation soit européenne, et que tous les citoyens de notre Europe n’aient pas à se prononcer égalitairement le même jour sur la même question.

Intuitif

Mon principal regret est que le document mis à notre disposition ne soit pas accompagné d’une notice du genre « d’où venons-nous » rappelant l’histoire de l’Europe contemporaine, que beaucoup ignorent, où ne connaissent pas assez, accrochés qu’ils sont à quelques épisodes certes significatifs mais pas assez représentatifs de notre évolution. Approuvé il y cent ans, il y a soixante-dix ans, il y a trente ans, ce texte aurait métamorphosé le monde actuel.


Réaliste
Mon principal regret est que nombre de votants, non par manque d’éducation civique, mais parce que le gouvernement actuel, sourd aux avertissements antérieurs, a négligé dans les faits de séparer clairement politique européenne et politique intérieure, vont vouloir le sanctionner une fois de plus – ce qui peut être légitime – en rejetant un progrès pour l’Europe.


Tolérant
Mon principal regret est qu’une grosse partie du débat ait été une fois de plus ramenée par pas mal de médias à une querelle de chefs, et n’ait donné la parole aux citoyens de base que pour les ridiculiser en publiant des propos simplistes qui ne reflètent pas le niveau des interrogations.

Retours

Certains de mes correspondants m'ont fait part de leurs réactions à ce qui, stricto sensu, relevait du spam, puisque non sollicité...

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Blanc ou nul ? Noir !

21 avril 2005
Mise en ligne


Ce papier consacré à certaines anomalies - selon moi - de notre législation électorale figure dans la section Varia du chapitre Textes.
Dans un des paragraphes, je reprends en partie, en l'améliorant, et en citant ma source, le texte d'un in-mail (intelligent mail) collecté suite à l'initiative de Marc Bati.

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Pour ressouder le dialogue

16 août 2005
Ce texte a été rédigé en prenant pour base de départ la pétition proposée par 
Cyber @cteurs, chez Alain Uguen,  152 Rue F.Pelloutier, 29000 Quimper, et envoyé par courriel au député de ma circonscription, avec copie à trois partis dits de gauche :
  • executif@pcf.fr
  • francois.hollande@parti-socialiste.fr
  • lesverts@lesverts.fr
  • pcbaguet@assemblee-nationale.fr
Objet : Pour des A.C.T.E.S.


Monsieur le Député,

Le référendum sur la constitution européenne a montré un décalage significatif, non seulement au PS et chez Les Verts, mais en pratique dans tous les partis, y compris le vôtre, entre politiques, militants, sympathisants et surtout électeurs.
Ces derniers ont voulu essentiellement marquer une réappropriation du débat par les citoyens, usant d'échanges directs et de communications transverses aux obédiences traditionnelles.

Ce second avertissement, venant après les événements révélateurs du 21 avril 2002, me pousse à penser que notre avenir ne peut être laissé aux mains des seuls partis politiques, même si ceux-ci ont une légitimité. Ils doivent avant tout se rappeler qu'ils ne sont que les porte-parole de leur électorat, et non de leurs idéologues ou représentants professionnels, et ne peuvent agir qu'en accord avec les citoyens qui les soutiennent par leur vote. Ce ne sont pas les citoyens qui se sont éloignés du politique, mais les propriétaires attitrés du fait politique qui ont rompu avec les citoyens.

Les dispositions légales en vigueur confèrent aux strates dirigeantes des partis reconnus un statut de corps social intermédiaire. Ceci ne les autorise pas à se considérer comme des maîtres à penser auxquels les électeurs abandonneraient par commodité le pouvoir d'initiative.

Aussi, j'adhère à l'idée d'organiser dans les meilleurs délais des Assises Citoyennes de la Transformation Ecologique et Sociale. Il s'agit de se donner, entre citoyens souhaitant un changement important des mœurs politiques dans notre pays, les moyens d'en débattre de manière ouverte et libre.

Ces Assises pourraient permettre : Vous remerciant de m'avoir lu, et dans l'attente d'une réaction de votre part, je vous prie de recevoir, Monsieur le Député, mes plus courtoises salutations.

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[1] J'ai conservé la collection des cahiers d'éducation politique économmique et sociale citoyens 60, de 1961 à 1964. Dans l'édito du n°1, janvier-février 1961, André Cruiziat et Roger Jacques écrivaient :
La Vie Nouvelle, qui anime et édite citoyens 60, est un mouvement organisé en vue de donner à ses membres les moyens d'une éducation et d'une action inspirées par le personnalisme communautaire, dans tous les domaines où doit s'éveiller et se manifester la personnalité des adultes...
...Nous souhaitons simplement que cette entreprise...aide à faire d'un plus grand nombre de Français les ouvriers patients, actifs et généreux d'un avenir meilleur; au service de l'homme, de tout l'homme et de tous les hommes.

A noter, dans les numéro 8 de l'année 1962 et  1 de l'année 1963, les articles de Roger Jacques au titre éternel Le socialisme est-il actuel ? et dans le numéro 3 de 1963 un papier de Georges Servet  sur le thème des Problèmes de la Gauche Française...

[2] En particulier la 5O° session, Caen 1963, sur le thème de la Société Démocratique et sous la houlette d'Alain Barrère, du R.P. Roger Heckel, S.J., d'André Jeanson et de Jacques Delors.

[3] Pour ceux qui n'ont pas trouvé assez d'indices dans la phrase,  s'agit de Michel Rocard, joueur de Go et orateur pressé, qui cohabitat avec Francois Mitterand de 1988 à 1991, et du P.S.U.

[4] Cette période coïncida avec celle de ma formation d'ingénieur, et la simultanéité des imprégnations est à l'origine de la manière dont je vécus et orientai chez Wabco-Westinghouse mes premières expériences de management.

[5] On estime généralement que les années 70 commencèrent peu après Mai 1968  Gérard Klein, Ellen Herzfeld, Dominique Martel dans leur préface à l' l'hexagone halluciné, Anthologie de la S.F. française, 3° série, Librairie Générale de France, 1988.