De l'emploi équitable des alliés ou du fonctionnement effectif des réseaux

L'extension au réseautage des principes de la stratégie dite, en sociodynamique, des alliés  - encore que le mot stratégie soit peut-être ici un peu décalé, puisqu'il s'agit plus de se préoccuper de gérer un stock de personnes-ressources que de s'en servir au services d'une fin - peut surprendre.
Or, dans la pratique, la démarche, un peu de mode et suramplifiée par l'éclosion des réseaux virtuels, qui consiste à repérer des alliés potentiels dans ses relations, puis à tenter de séduire leurs propres relations, est une des composantes de la pratique des alliances. Mais ce n'en est qu'une. La difficulté majeure du bon emploi des réseaux virtuels est que :
Autrement dit, s'il n'y a pas échange régulier d'informations personnelles pertinentes, les contacts -ou étiquetés comme tels - ne sont sont des nœuds morts. Nous jouons sur des cartes, en oubliant que le territoire ignore notre jeu...

De la manière la plus courante, un allié est un partenaire avec lequel nous avons conclu une alliance. Qui dit alliance dit contrat passé entre parties, en connaissance de cause, pour ajouter des moyens dans la perspectives d'optimiser l'atteinte d'un objectif commun. Cette optimisation peut se traduire dans les faits par :
La notion d'alliance a un sens entre deux acteurs individuels (ou plus), entre deux groupes (ou plus). Elle peut exister entre un acteur isolé et un groupe, mais se pose alors la question de l'équilibre institutionnel de la relation.

Particularité sémantique : le comportement nommé ralliement n'est pas une alliance, au sens entendu ici, mais une attitude d'inféodation, prélude potentiel, intentionnel ou non, à une fusion-absorption.

Au plan pratique, le recours aux processus d'alliance implique pour réussir quelques précautions de méthode. Celles que l'expérience propose peuvent se résumer en quelques phrases.

Qui ? Le filtre d'alliance : se choisir pour alliés?

Comment ? Le philtre d'alliance : travailler en alliés ?

Ces dix règles sont à vivre dans les deux sens :

Risques et ressources

Ces comportements peuvent être évalués comme cyniques, ou machiavéliques, ou encore manipulatoires...et parfois tout cela à la fois.

Ces évaluations sont souvent le fait de personnes qui emploient les étiquettes en question sur des bases affectives en ignorant leur sens original :

Ces comportements impliquent un sens aigu de l'éthique, du courage dans l'action, de la générosité dans la relation. En effet, il convient :

Origines, limites, précautions...

Cette manière de voir n'engage que moi. Elle résume cinquante années de pratiques associatives, syndicales, politiques, professionnelles et entrepreneuriales.
Elle recoupe une préconisation de bonnes pratiques mise au point vers 1975 de manière collective par une équipe de conseillers d'entreprise sous le nom de stratégie des alliés.. 
Elle est contestable.
Elle ne fonctionne pas à tous les coups.
Mais elle donne, si elle est appliquée de manière souple – la rédaction rigidifie – des résultats meilleurs qu'en jouant au hasard...