De la mécommunication, ou communication malveillante

Cette fiche s'appuie à la fois sur des travaux réalisés dans le cadre de formations destinées à des personnels d'entreprise et de services publics, et sur des expériences de militance syndicale et politique au sein d'un parti dont une des devises pédagogiques était il faut connaître ce que l'on combat.

La communication malveillante est un procédé visant à,  en agissant par la voie médiatique :
Le mot mécommunication a été créé sur le modèle mésalliance/mécréance/mésestime.

Le support de la mécommunication peut être visuel (affiche commentée, tract, article dans la presse, post sur internet, etc.) ou audio-visuel. Si le fait générateur est un discours, une déclaration, c'est sa reprise par écrit qui est le vecteur de la communication malveillante associée.
A noter que le communicateur malveillant efficace a la compétence requise pour exploiter pratiquement n'importe quel discours ou déclaration, que son auteur poursuive ou non le même but que lui.

Les éléments constitutifs


L'analyse du contenu de telles communications montre que leur efficacité implique la réunion de cinq éléments :

Les faiblesses exploitables


Le mécanisme psychologique et mental mis en œuvre dans la communication malveillante implique, pour bien fonctionner, que les cinq composantes soient effectivement présentes et consistantes.
Pour contrer avec succès une communication malveillante, il est recommandé :
Il convient plutôt :
La brisure d'un seul maillon est souvent suffisante. Celle d'un autre achève la destruction.

A défaut de posséder les ressource requise pour rompre le maillon faible, deux tactiques peuvent être alors être envisagées:

La prévention.


Etre réactif à une communication malveillante est bien. Œuvrer à réduire les conditions favorables à son apparition, où rendre le milieu plus imperméable à sa pénétration est mieux. Comment faire ? A quels niveaux agir ?





[1] Un fait plausible mais invérifiable, un fait travesti avec intelligence, un fait controuvé mais ayant tout d'un vrai, un micro-fait érigé au rang d'un fait notable, sont des faits au sens de cette analyse. Il y a des fabricants de faits. Certains faits rétroactivement prouvés ayant été ouvertement niés, voire occultés par des systèmes de pensée (politiques, scientifiques, religieux, juridiques, etc.), il est nécessaire d'être prudent avec ce qui est déclaré être un fait.

[2] Il nous faut bien accepter que les mécanismes psychologiques qui semblent constituer les principes et facteurs de succès de la communication soient indépendants des visées de l'émetteur, qu'elles soient bienveillantes ou malveillantes. Autrement dit, le succès de la communication bienveillante est lui aussi lié à la solidité des cinq maillons de la chaîne, à la quelle il convient de veiller. Ce n'est pas l'intention qui fait le premier succès d'un acte de communication, c'est la solidité de sa structure.

[3] Note 3 en cours de vérification

[4] Selon Jean-Noël Kapferer, La rumeur c’est ce qu’on a envie d’entendre...