préoccupations

Ni soucis, ni tracas, ni doutes, mais recherches

Cette page est un modeste filet mis à la traîne dans le vaste e-océan. A chaque remontée, je m'attends à y trouver quelques messages, échos à mes préoccupations, ou bien questions en retour. Le pêcheur de chuchotements ne rejette rien à la mer : toute parole a un sens et mérite d'être écoutée ; la plus petite conque capte le bruit ténu d'un astre lointain. J’ai déjà reçu un retour

Cette page explique les suivantes. Celles où j’ai formulé quelques unes de mes propres préoccupations. D’autres encore viendront les compléter. Les réactions reçues, les thèmes qui en émergeront, m’en donneront l’occasion.
Pour l’instant, quatre paragraphes structurent chaque préoccupation. J’en détaille ici la raison d’être.

Genèse de la problématique

Chaque préoccupation confiée ici a une origine, un fait générateur. Je vous en résume l’histoire pour mieux l’ancrer dans une réalité. Il ne s’agit pas pour moi de décider, par exemple, de l’influence des instruments à vent sur la formation des tempêtes (Jules Verne ; le Rayon Vert, chapitre XV ; d’ Olivier Sinclair à Aristobulus Ursiclos [1] ), mais bien de construire réponse à une question qui, si banale ou étrange vous semble-t-elle, lecteur, lectrice, a un sens vrai pour moi.

Attente personnelle

Au-delà de la valeur un peu thérapeutique qu’a la formulation de la préoccupation, son approfondissement et la recherche de réponses répondent, pour moi et en moi, à une attente. J’ai envie d’en savoir plus. Besoin de mieux comprendre. Veux bien mourir (pas le choix), mais moins idiot…

Autrement dit, je vous confie ce que j’espère faire de votre éventuelle contribution. J’ai trop eu à traiter, dans mes diverses activité professionnelles, de questions dont j’ai bien trop souvent, et ce en dépit de mes efforts, ignoré et le motif, et l’emploi des réponses, pour perpétuer volontairement ce manque de considération pour le travail d’autrui !

Pistes explorées

La préoccupation ne serait pour moi que source de peur et force d’enfermement si je n’avais pas déjà un peu anticipé sur la valeur libératrice de la réponse, et vagabondé dans les livres, sondé la pensée d’autrui, tenté quelques expériences, si je n’avais pas questionné, écouté, imaginé.
Pour être plus clair, je résume dans ce paragraphe ce que j’ai retenu de quelques unes de mes aventures sur les chemins déjà parcourus : mes notes de voyage. Et je vous les prête à lire.

Etat de la réponse

Ce paragraphe est celui qui recueille l’essentiel ce que je pourrai affirmer comme satisfaisant, à mon point de vue, face à la préoccupation avouée. Il veut, va s’enrichir de vos retours. Il sera mis à jour, daté même, reflétera les échanges.

Quant au mot lui-même, préoccupation, il désignait il y a 21 siècles un lieu pris d’avance (selon Félix Gaffiot[2], citant Cornelius Nepos, biographe et ami de Marcus Tullius Cicero , alias Ciceron )…Prenons de l’avance, imaginons les préoccupations du futur !



[1] Aristobulus est attesté comme nom latin par Plinius secundus - dit Pline l'ancien - ,pour un peintre, et par Cornelius Tacitus - connu sous le nom de Tacite - , pour un roi. Ce mot est la translittération d'un mot grec, άριστοϐουλος , dont le féminin, άριστόϐούλη , est un des qualificatifs d' Artémis, épithète traduisible par aux excellents conseils, ce qui est très significatif de la maîtrise avec laquelle Jules Verne manipule les noms propres : Aristobulus est dans l'histoire celui qui donne les mauvais conseils et multiplie les gaffes...
A noter que Saint Aristobule, disciple de Saint Paul, est fêté le 16 mars.
L'adjectif  άριστος est le superlatif d' άγαθόςbon, et signifie donc le meilleur.


[2] Dans l'ouvrage Pour faire la Version Latine, dont l'avant-propos est daté de janvier 1917, se trouve en quatrième de couverture le texte suivant, de Félix Gaffiot en personne : Il faut abandonner la conception du latin étudié pour lui-même par la grammaire et le thème : une telle étude, qui ne répond plus aux besoins, doit être réservée aux spécialistes. Il faut étudier le latin comme un moyen de formation intellectuelle, comme une discipline de l'esprit. Il faut étudier le latin, en partant du latin lui-même, par la version pour la version, avec une méthode qui, comme celle des mathématiques [c'est moi qui souligne, ou plutôt engraisse...], soumette l'intelligence à la salutaire contrainte du raisonnement d'analyse et de déduction logique.

Pour en savoir plus... Le nom de Félix Gaffiot représente aujourd’hui la lexicographie latine et a même reçu l’honneur de la métonymie : un « Gaffiot ». Il ne faut cependant pas oublier la dette contractée à l’égard des dictionnaires antérieurs, entre autres celui de Calepinus, à l'origine du substantif calepin, comme ont été substantivés frigidaire, poubelle, klaxon [ rien à voir avec le claque-son...] et godillot .... Le Dictionnaire illustré latin-français (1934) a fait oublier ses prédécesseurs, d’abord grâce à sa netteté typographique, égayée par des vignettes ; ensuite la précision des références et l’exactitude des traductions en ont fait un ouvrage de base. Une nouvelle édition remaniée, enrichie et améliorée est parue en 2000 sous le nom de Grand Gaffiot .

Note rédigée d'après une note de Pierre Flobert. Ce dernier a enseigné la philologie classique à l'Université de Rennes 2 puis à celle de Paris-Sorbonne, et a dirigé la refonte du Gaffiot