Apocryphe sherlockien
Comment faire pour rédiger à plusieurs plumes un tel apocryphe sur le thème des liens entre Sherlock Holmes et Maurice Maeterlinck ?
Le titre
C’est un concours d’idées…
Les matériaux
La lecture de nombreux apocryphes et la fréquentation de sherlockistes [1]distingués m’a montré que les conditions de succès à
réunir, pour respecter la règle du genre, semblent être :
- l’ancrage, fut-ce au prix d’un seul mot vérifiable, dans une œuvre du canon [2] ;
- une intersection non-vide avec des éléments de la réalité historique [3] ou bien d’autres héros de la lignée, et si possible avec les deux ;
L’idée qui me vint – c‘était à Châteauroux, le 27 décembre 1984, selon mes notes – naquit de
l’identité de nom entre :
- Le dédicataire de la vie des abeilles, de Maurice Maeterlink : Alfred Sutro
- L’avocat mis en scène dans la nouvelle les trois pignons [4]: Sutro [5]
Un deuxième chemin possible, renforçant le premier, était l’existence du roman pseudo-apocryphe de
Maurice Leblanc, Herlock Sholmes contre Arsène Lupin, associé au fait
historique que Georgette Leblanc, la compagne charnelle et mystique [6] d’un des Maurice, Maeterlinck, était la sœur de l’autre, Leblanc.
Un troisième chemin encore est la passion de Sherlock pour les
abeilles, qui lui fit commettre la monographie célèbre
[7] mentionnée
dans son dernier coup
d’archet.
Le travail documentaire
Dans la perspective de rédiger l’histoire des dessous de cette rencontre, révélée par cette coïncidence volontaire entre les patronymes, j’avais établi le plan de campagne suivant :
- établir une fresque chronologique [8] à la Zola (les ouvrages, les acteurs, en incluant éventuellement Agatha Christie, née en 1891 dans le Devon, pas très éloigné du lieu de la retraite de Sherlock),
- approfondir la piste d’Alfred Sutro, qui fut le traducteur de Maeterlinck de français en anglais, en particulier pour La vie des abeilles,
La trame
Elle peut se dégager d’une décantation des éléments assemblables, qu’il s’agisse des matériaux initiaux ou du résultat de la recherche documentaire. En 1987, l’accès à Internet était limité…
[1] Et je remercie en particulier le membre numéro 63 de la Société Sherlock Holmes de France.
[2] La gloire, pour un apocryphe, est de pouvoir à son tour jouer ce rôle.
[3] Fût-ce au prix…d’une distorsion temporelle !
[4] The adventure of the three gables
[5] Le prénom n’est pas donné.
[7] Le titre complet est : Manuel pratique d’apiculture, avec quelques observations sur la ségrégation de la Reine.
[8] Comparons les dates : Sherlock Holmes : 1854 – 1957 (selon l’excellente biographie de
William.S Baring-Gould, Moi, Sherlock Holmes, éditions encrage,
Paris 1992, revue et complétée par Xavier Legrand-Ferronnière) et Maurice Maeterlinck : 1862 - 1949 ; ils furent contemporains.

