Au fil des saisons...


Et si Paris se déclinait en saisons sans qu'il soit question d'en régler le cours, d'en imaginer le décours, d'y percevoir des fados. Et si Paris s'aventurait sur des rives incertaines, des plages sans sable, des mers d'Aral. Et si Paris ne savait plus orchestrer la tempérance mais envisageait l'errance en des terres infertiles. Et si Paris n'était plus ce qu'elle était, s'il n'y avait plus de saisons comme Mouloudji nous l'avait seriné dans les années 1950 ou 1960 ?

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Scans pour observer la ville la nuit dans ses activations plus ou moins hautes, plus ou moins chaudes. Scans ou IRMf pour palpiter aux rythmes effrenés, langoureux, lancinants de ce cerveau planétaire. Il n'est plus d'inconscient et de conscient. Le non-conscient cotoie le conscient et glisse sur le curseur de la vie. Freud peut aller se coucher. Jung peut rêver les collectifs, les indignés comme les silencieux.

Paris s'épuise. Serait-ce le nerf de la guerre ? Quel nerf ? Quelles connexions synaptiques ? Quel influx et quelles timidités soudaines ?
Quelle guerre ? La guerre sur le damier de nos économies devenue folles ? La guerre des boutons ? La guerre de tranchées ?

Paris s'épuise et ne sait plus sur quel pied danser.  Comme le génie de la Bastille d'ailleurs qui tergiverse sur le haut de sa colonne.
Aviez-vous remarqué combien réviser sa ou ses copie(s) s'avère indispensable pour tout hérisson qui se respecte ?

Le Pont des Arts pour joindre les deux bouts. Les îles se retiennent en faisceaux étoilés. Les bateaux-mouche pour ne point faire mouche. Avez-vous remarqué, cette année, combien les mouches tournent de l'oeil en nos demeures parisiennes ? L'art de recevoir serait-il devenu une contrefaçon ?

Paris sans ventre mais en cerveau suractivé. Est-il jamais un temps de repos ? Le mouvement comme gage de la vie, comme respiration, comme révolution permanente.