conférences ou ateliers : les essentielles... ou à peu près
Moves toward self-humor
24-26 september 2009XVIIIth International Congress of the International Society of Hypnosis (ISH) : Hypnosis and neurosciences, Clinical Implications of the new mind-body paradigms, Roma
Confusion times as times where the client goes into a slight or a deep transe and travels through different states of denigration, of denial, of depreciation of himself/herself. The client goes into a spiral, in a hole that seems to had no end.
Some would call the attempts of the client to solve his/her difficult times as a vicious circle or triangle where the client swings or shifts from three positions: he is conscious of behaving as a victim of himself/herself, while he/she feels he/she can’t help being a self-persecutor as he/she attempts to be a rescuer.
So many explorations can be engaged by the therapist and the patient in those little voices that can be reservoirs of resources, caves of treasures, as a ground to bounce from. New games can be played: associative and dissociative states can be used to help the client to reassemble, recombine, reframe negative beliefs into positive ones.
A paper to show how to help the patient build some humor statements so as to progress on other paths, to laugh of himself/herself, to move towards a solid self-humor.
Transhumances pour une tranquillité de l'âme
7-9 mai 20096ème Forum de la Confédération Francophone d'Hypnose et de Thérapies Brèves : Entre stratégies et intuition, Voyages extraordinaires, Nantes
Parfois le patient vient avec un cortège de difficultés sans oser dire problème, sans oser dire projet. Dans sa confusion des genres, il nous demande de l'aider parfois à cesser de faire ce qu'il ne souhaite plus faire, de réussir à faire ce qu'il ne fait pas, ou encore d'apprendre à se gérer dans un monde où les facteurs de stress sont au quotidien, proches et moins proches. Faire, défaire, refaire? Se débarrasser de l'embarrassant, fuir l'existant pour trouver la paix ailleurs. Y-a-il à fuir, à combattre, à s'engourdir, à se laisser porter?
Il demande de l'hypnose, il demande à voyager à l'intérieur de lui-même pour un déclic, un détournement, un contournement, peut-être simplement un recadrage.
Introduire ou ré-introduire, injecter ou ré-injecter chez lui des images, de ses images, des points de vue, de ses points de vue, des expériences, de ses expériences, des questions, de ses questions qui conforteront sa conviction que le changement est nécessaire et qu'il a en lui la capacité à le réussir. La part est belle, pour le thérapeute, à l'observation et à l'écoute des histoires passées, présentes et à venir, que raconte le patient. Mais aussi à leur créativité interactive de rebondissement !
Sans technique apparente et cependant dans cette direction d'apprendre à être là dans le fauteuil du cabinet du thérapeute et en même temps dans d'autres lieux où il a su se dépasser, se faire héros de lui-même, dans d'autres espaces où il se souvient de ses réussites futures, dans ces temps où il est possible de trouver la paix en soi malgré les intempéries externes et internes. Allers et retours pour faciliter la mise en mouvement et accompagner le patient à vivre son voyage, ses transhumances, son chemin de vie autrement.
The hero within
17-21 september 200811th Congress of the European Society of Hypnosis (ESH), Wien, Austria
Subject, patient, client, therapist, teacher, trainer, supervisor, supervised, all of us are shaped from an essence, the stuff we are made of, the hero within.
Through his numerous physical problems, Milton H. Erickson had to struggle for life and for every day life. His example is extraordinary in many ways and he could be, and certainly is, for many of us, a distinctive model, a hero. And Milton has also become a story teller.
Among our models, our heroes, our genius and the stories that have been told to us, the ones we’ve built, the ones we’ve integrated, there are some that are deep metaphors within us. How do we refer to them ? how do they structure and impact our lives ? how do we utilize them ? how do they impulse our behaviors, our feelings, our sensations ? how do we play with them ? how do we pass them around us ?
Through a list of questions, we will draw up in this workshop an inventory and statement of the basic heroes that we’ve integrated and the stories that are the ones of our deep metaphors, we will travel and explore those resources that have contributed to our construction and our structure in productive and counterproductive ways.
This workshop will offer then ways to utilize them in our therapeutic goals for inner change and help the patient build from the hero within himself/herself.
(E)aux troubles de l'humour de soi
9-11 mai 20084 èmes Transversales, Vaison-la-Romaine
Accepter sans accepter tout en acceptant ces eaux troubles, ces états de confusion dans lesquels l'on se plonge sans savoir si c'est un "rire du pendu" ou une simple plongée en dénigrement, endénégation, en dévalorisation. Il est un triangle que d'aucuns appellent dramatique dans lequel le patient balance, conscient d'être victime de lui-même, ne sachant s'empêcher d'être bourreau tout en tentant de se faire sauveur. Quel libre choix y aurait-il à décider de nourrir sa plainte, de s'yaccrocher comme de nourrir les fleurs et les fruits qui peuvent en pousser? S'abîmer à toucher lefond, explorer les cavernes d'Ali Baba, et s'ancrer pour rebondir? Accepter sans accepter tout en acceptant... Semailles redécouvertes dans des jeux d'association et de dissociation, décorticages,décryptages, désassemblages pour des réassemblages, des recombinaisons, des recadrages: le patient en se prenant à rire de soi, à "déboucler", à user d'humour apprend à se jouer de luimême, se polir et à se pétrir d'un solide, et impensée, humour de soi et envisage des changementsd'itinéraire...
Hypnose et fil de soi(e) : Quand il s'agit de grandir...
17-19 mai 20075ème Forum de la Confédération Francophone
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Il est de nombreux exemples où la demande formulée, souvent profonde, est de grandir, de vouloir grandir. Demande qui ne correspond peu ou pas, pourtant, à des symptômes bien identifiés que l'hypnose saurait transformer. Nombreux sont ceux et celles qui passent leur vie à chercher comment croire en eux-mêmes, comment avancer dans leur chemin de vie en voulant et sans vouloir s'alléger des poids du passé, approcher le déclic de leur transformation, devenir adulte.
Chacun se construit sa propre réalité intérieure. Notre rôle est d'accepter ce que le client amène, de l'écouter et d'accepter pleinement le comportement et/ou les symptômes, parfois pathologiques, d'utiliser cette richesse, d'entrer dans ce mouvement où la créativité et du client et du thérapeute se développe en pleins et en déliés.
"Je ne sais pas comment les clients vont réagir. Tout ce que je sais, c'est qu'ils vont réagir. Je ne sais pas pourquoi? Tout ce que je sais, c'est qu'ils vont réagir d'une manière qui correspond à qui ils sont en tant que personnes. Je peux attendre confortablement leur réaction, sachant que lorsqu'elle se produit je peux l'accepter et l'utiliser." soulignait Erickson en prônant "l'utilisation" de ce fournit le client et en favorisant la danse interactionnelle entre client et thérapeute...
Comment mobiliser les ressources du client, susciter au maximum la participation de l'ensemble de la personnalité du client, jouer des recadrages pour lui permettre de grandir? Les exemples de cas présentés au cours de cette conférence nous permettront de voir combien le client amène un matériau riche et support de ressources, combien il stimule sa propre créativité et la nôtre, combien il ose dérouler le fil de soi(e)...
L'hypnose, moteur du changement
21 octobre 2007Société Française d'Hypnose, Paris
Hypnose, moteur du changement, tel est le titre de cette journée de la SFH, tel est le thème qui va nous entretenir aujourd'hui, nous questionner, nous intriguer, nous rendre plus curieux encore, nous stimuler, nous inviter peut-être qui sait, nous aussi à changer. Commençons par nous poser quelques questions.
Qu'est-ce qui incite à changer? Un petit caillou dans la chaussure, une goutte d'eau qui fait déborder le vase, une rencontre fortuite, un accident de parcours, un manque profond, une perte soudaine... Ou simplement l'envie de vivre. Et c'est chambardement, branle-bas, confusion, dérèglement, absence de repères...
Qu'est-ce qui incite à changer? Le regard d'autrui, une malaise intérieur, une mesure gouvernementale, une pression sociale, une envie d'aller, d'être mieux malgré un cortège d'émotions, une lassitude, un deuil, une maladie, un échec à un examen, un manque affectif, un comportement indésirable, une phobie, une dépendance, une gêne physique, un trouble alimentaire, des efforts infructueux, des tentatives répétées sans succès...
Et c'est prise de décision. Plus ou moins vacillante, plus ou moins ferme, car ce n'est pas si facile de décider de dépasser sa peur, de s'engager dans une voie de transformation, d'envisager de changer, de sortir de sa souffrance, de l'extirper, de l'extraire de soi, de s'en débarrasser, comme de partir en voyage vers l'inconnu avec les risques et les aventures que comporte le voyage. Ce n'est pas si facile de décider de faire le ménage, de trier, de classer, de jeter, d'alléger ses valises voire de les laisser à quai, de vider ses poches, à moins qu'elles ne soient crevées et de prendre en compte ce qui est. Ce n'est pas si facile de larguer les amarres car parfois, souvent, fréquemment l'on s'accroche à ce qui est connu, familier, même s'il est douloureux. Parfois l'on s'accroche d'autant plus que l'on ne sait pas vers quoi aller, que l'on se focalise sur une représentation idéalisée, que l'on s'attache à croire qu'il y a à batailler et que la bataille est perdue d'avance...
Car vouloir changer c'est envisager de ne plus vivre au passé présent ou au futur présent. Ce peut être de veiller à mettre le passé dans le passé, comme le futur dans le futur et apprendre d'abord à vivre le présent au présent autant qu'il est possible. Vouloir changer, c'est ce faire ce cadeau de vivre une vie plus confortable, plus satisfaisante...
Commencer par se poser, s'installer là dans ce qui est là, identifier s'il s'agit de faire disparaître un symptôme, d'évincer un mal-être, de dépasser une addiction, d'améliorer ses relations, de développer ses performances,... Entamer un voyage qui comporte surprises, escales, cahots, bousculades, intempéries, gourmandises, gnons et écratignures, accalmies, suspens, petits bonheurs, freins comme accélérations et risques de changer. Part de doute car les résultats se font attendre ou sont trop rapides. Part de méconnu, d'inconnu, saura-t-on se reconnaître? Car si l'on n'avait plus cette gêne, cette peine, cette douleur, que manquerait-il?
Il existe des conceptions différentes du changement. L'une envisage le changement comme le résultat d'une lutte contre les vents contraires, parfois entre les vents contraires et les vents favorables. Alors le changement se ferait dans la continuité.
L'autre fait valoir que le changement serait le résultat du pouvoir d'attraction de la représentation que l'on s'est donnée, du modèle auquel on se raccroche, de l'objectif que l'on s'est fixé. Alors le changement se ferait par une mobilisation de l'attention dans cette direction.
Continuité, attraction, fascination...
Que propose l'hypnose pour changer?
De lâcher-prise, de se laisser porter, emporter? Ou d'apprendre à réviser sa copie, d'apprendre à s'appuyer sur les ressouces qui sont en soi? De rendre le familier insolite et l'insolite familier?
L'hypnose est un état particulier différent de l'état d'éveil ou du sommeil, un état naturel que nous vivons tous au quotidien sans savoir qu'il s'agit d'un état d'hypnose. Cet état peut être provoqué, décidé volontairement. Il n'est donc d'hypnose que d'auto-hypnose. C'est nous qui entreprenons le voyage hypnotique positivement ou négativement. Nous avons les ressources pour nous réaménager psychiquement et nous avons parfois besoin d'un coup de pouce pour apprendre à utiliser nos ressources inexploitées.
Vous êtes venu ici vous laisser titiller, peut-être à l'aune d'un proche ou prochain changement, sur le fil du rasoir, ou au bord de la piscine sans encore savoir de quel côté naviguer ou plonger ou goûter aux couleurs de l'eau.
Avant-goûts, entractes, gourmandises. Prêts à partir pour le défilé des images, le déroulé d'une histoire, l'exploration, le questionnement, l'investigation, la rencontre?
Il va être question ici d'arrêter de fumer, de changer de poids, de traiter sa migraine, de vivre de nouveaux possibles... Avec différentes approches hypnotiques...
Alors, l'hypnose, comme moteur, accélérateur du changement....
Scène et avant-scène, rituels de guérison
10-11 novembre 2006Colloque du Groupement pour l’Étude des Application Médicales de l’Hypnose, G.E.A.M.H. sur le thème “Hypnose et Pensée Magique”, Paris
Dans les médecines traditionnelles ou primitives, le thérapeute établit avec son sujet une mise en condition basée sur des rituels, utilisant à la fois des objets et des métaphores, que nous considérons comme « magiques ». L’efficacité de ces rituels repose sur des croyances : obtenir des choses que l’on croit ne pas posséder, obtenir la guérison d’un trouble psychique ou physique ; repose sur une « pensée magique ». Ces rituels mettent en œuvre des états de transe. L’hypnose que nous pratiquons dans notre métier de thérapeute met en œuvre est une démarche analogue spontanée, explicite et implicite.
Sur la scène où va se jouer l’entrée en transe, il est des objets, peut-être des parfums, peut-être une musique, des mots, une façon d'être, une relation qui s'instaure, une façon particulière d'écouter. Ce sont des rituels plus ou moins marqués et auxquels s'attend plus ou moins le sujet et dont le thérapeute est partie prenante.
Il y a d’abord un choix du consultant, une option pour l'approche hypnotique avec son cortège de représentations : s'en remettre aux mains du thérapeute, s'en remettre à son savoir, son savoir faire, son savoir être, sa communication avec l'esprit non conscient, mais aussi au fait de « croire » à son pouvoir pour retrouver ses propres ressources, ses propres capacités de guérison. Dans l'espace déjà habité de ces multiples images, le consultant va s'asseoir là où le siège est désigné, qu'il soit fauteuil, divan, sol. Les pratiques du medicine man chez les navajos, chez les hopis et les zunis du sud-ouest américain intègrent tous ces éléments avec force créativité, rythmique et sens de la beauté: le medecine man crée la peinture de sable une et unique pour guérir le malade. Esthétique du geste et de l'oeuvre unique , l'art est inséparable de la santé. La cérémonie de guérison chemine sur plusieurs jours: elle commence par les temps de purification, viendront ensuite les temps du rétablissement. Les rituels se déroulent presque sans mot dire.
Quelle est notre filiation avec ces rituels ? Que nous inspirent-ils?
Milton H.Erickson collectionnait nombre d'objets des indiens de l'Arizona et des "Four corners". Aujourd'hui Carl Hammerslag, Joyce Mills, Lewis Mehl-Madrona ont intégré certains de ces objets et de ces rituels dans leur pratique : "pierres de gué" pour faciliter le passage vers la guérison. Au regard de leurs appropriations, à quels enseignements, nous, thérapeutes du vieux continent, nous conduisent-ils?Jouons-nous de la simplicité des "guérisseurs"? Créons-nous d'autres rituels qui nous sont propres?
Cette incursion dans les rituels et les métaphores de ces indiens du sud-ouest américain, illustratrée par l'exemple de ces trois thérapeutes nous invitera à une relecture de notre propre usage de la « pensée magique » dans ce métier d'hypnothérapeute qui est le nôtre.
Références bibliographiques
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- Jean-Pierre BARROU & Sylvie CROSSMAN, Les clés de la santé indigène, Balland, Paris, 2004
- Joyce MILLS, Se reconnecter à la magie de la vie, Histoires et rituels pour guérir le coeur et nourrir l'esprit, Le courrier du livre, Paris, 2006, traduction française
- Carl HAMMERSCHLAG, The dancing healers, HarperSanFrancisco, Harper Collins Publishers, New York, 1988
L'étoffe dont vous êtes le héros
2 juin 20021ères Transversales, Vaison-la-Romaine
Sujet, patient, client, superviseur ou supervisé, nous sommes bâtis d'une étoffe dont nous sommes le héros. Oeuvrons-nous de cette étoffe-là lorsque nous faisons notre métier de thérapeute? lorsque nous participons à la traversée-croisière de ces Transversales ? lorsque nous cherchons à créer chez notre sujet une expérience qui serve à la prochaine étape de son évolution ? Cherchons-nous à explorer l'étoffe dont notre sujet est le héros, à dénicher ces métaphores profondes qu'il a bâti en lui, à l'ouvrir à d'autres constructions?
Invitation au voyage
Transversales et longitudinales
"L'étoffe dont vous êtes le héros"
A bord
1 - Etat des lieux
2 - Retour arrière
3 - Transverses
4 - Prochaine escale ou prochaine étape
Perspectives

