► îles, recueil de poésie, Editions Les Presses
Littéraires, janvier 2009
avec une préface de
Gérard Murail et
une postface de
Michel Martin de Villemer
Il est toutes sortes d'îles et Christine Guilloux en a connu des
vertes et des pas mûres, des hautes en couleurs et charnues de
verdures, des bigarrées, bricolées d'adolescences, des évanescentes et
coulées de jouvence, des lointaines, percluses d'inaccessibilité, des
frôlées, feulées, criées comme des clandestines, embaumées de mystères.
Il
est toutes sortes d'îles, mappemonde ou non à l'appui, cœurs qui
vibrent, cœurs qui cognent.
Il est toutes sortes d'îles en soi.
Ce
recueil de poèmes écrits dans les années 1985-1986 retrace des vols et
des traversées, des haltes et des ports, des instantanés d'éphémère.
Vous y êtes convié.
Vous êtes convié à jouer de ces mille feuilles, plutôt de ces mille
mots, de ces mille flots. Vous êtes convié à rêver, à explorer, à
découvrir vos propres îles. A naître à vous-même autrement, ailleurs,
ici et maintenant, ou plus tard.
► passages, recueil de poésie en prose et en
images, Editions Les Presses Littéraires, mars 2009
avec une préface
de
Jean-Pierre Desthuilliers
Tout l'univers. Embrasser tout l'univers aurait pu être
l'objectif de Christine Guilloux en nous offrant ses passages, ses
transitions entre ce qui est donné à voir au premier regard et ce qui
pourrait se vivre, s'exprimer au-delà d’apparentes opacités. Tout
l'univers, proposition encyclopédique et panoramique d'une époque
certaine. Pourtant c'est bien tout l'univers ou une multitude d'univers
qui nous sont proposés ici. A nous d'en saisir la portée, les portées,
les transports et les transbordements. Passages au travers les
dimensions perceptibles et imperceptibles de mondes, d'univers que nous
côtoyons au quotidien.
Au commencement, était la lumière. Une lumière à capter, à saisir, à
jaillir. Architecture des images, cadrages et recadrages pour un arrêt
sur l'image elle-même. Pour un envol du verbe? Pour des distorsions et
des contorsions, pour des touches et des retouches, pour des fuites
éloquentes des idées et des réalités? Passages au laminoir de nos
impressions, de nos perceptions, de nos confusions. Passages pour
dépasser ce qui peut paraître monde hostile, monde menaçant, monde
briqué, monde arrêté, monde fantastique? Passages pour passer le gué de
nos hésitations, de nos incompréhensions, de nos révoltes.
Transmissions successives à qui veut s'animer, réveiller en lui de la
plus belle manière ces transcendances, ces transductions, ces transferts
d'un monde à l'autre. Ces traversées qui invitent à se connecter au
plus profond de soi, à sentir ces bruissements du passage, à trouver ces
continents embusqués ou inventés, à contacter ces "au-delà" qui nous
intriguent, nous aiguillonnent, nous subjuguent.
Christine Guilloux, thérapeute, consultante, imagière, écrivain, nous
propose ici, avec ou sans examen, et maintenant, dans ce présent qui
nous est donné, mille et un jours, mille et une nuits, mille et une
transmutations. Mille et un passages vers l’infini.