Simonomis,
poète, revuiste et homme d'honneur
C'est le 24 octobre 1987, vers 16 h 30, à une assemblée générale de La Jointée, dont il fut président de séance, que je fis la connaissance de Jacques Simonomis. Nous partageâmes ensuite diverses de ces aventures qui marquent la vie parisienne des poètes clairs-obscurs, par exemple :
- Séance de présentation-lecture de revue à la maison de Poésie, sous l'égide de Jacques Charpentreau
- Soirées d'échanges littéraires et poétiques dans le salon de Paul Farellier, dont une le 18 octobre 2000...
- Réunions de travail, en petit ou grand comité, et de rédaction de tracts BCBG avec Alain Castets et quelques autres dans le cadre de Clarté Poésie
JOINTURE le présenta à diverses occasions, en particulier comme figure de proue du numéro 52, et hélas en sillage du numéro 81, comme auteur méritant lecture ou recension (numéros 16, 35, 43, 52, 61), et comme poète inscrit aux rubriques écriture I ou écriture II.
Pour Yvette
Le cheval blond qui caracoleau crépuscule pour moi tout seul
m'explique une légende
Attelé à la calèche
des mariés du jour
tu es plus beau que de raison
cheval simple de la passion
Ton profil sur le pré
signe le pourquoi de mon tremblement
A propos de Simonomis
Une vie de poète
Jacques Simon est né le le 28 mai 1940 à Paris.
Il est mort le samedi 15 février 2005.
Des biobibliographies détaillées sont disponibles sur internet. En particulier :
► Sur le site encyclopédique
Le témoignage d'Alain Castets : vie d’ un singulier grand ordinaire ►
Je touche ton épaule pour soulever le monde.
J’écris « Je t’aime » dans les sirènes d’alarmes pendues sur les toits
Je ne suis pas cernable.
C’est un livre de zèbre rayé par la censure.
Alain Castets est un des compagnons poètes qui, le 21 février 2005, vers 16 heures, donna lecture au Père Lachaise d'un texte de Jacques Simonomis lors de son inhumation. Il y eût alors, entre deux ondées, un rais de soleil.
Il avait recruté cet irrecrutable, car passionément libertaire, comme complice engagé dans l'aventure de Clarté Poésie, après l'avoir accueilli au Pont de l'Épée.
Son témoignage personnel ici résume les dates essentielles de la vie terrestre de Jacques Simonomis : naissance à la fin de la drôle de guerre, premier emploi, mobilisation en Algérie, premiers poèmes, mariage d'amour, ouvrages majeurs, passage sous Le Soleil des Loups, érection de Le Cri d'Os, corps à corps avec le Crabe, dernier billet à un ami, dernier respir...
Une étude de Jean-Marc Couvé : Premiers & derniers feux d’un vigoureux artificier ►
...et si j'étais pacha, je serais donc un homme
et ne serais pas chat.
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Jean-Marc Couvé a rédigé ces trois lectures des trois
ouvrages posthumes de Jacques Simonomis pour une publication dans JOINTURE. Les
ressources de l'hypertexte permettent de faire apparaître son texte en
deux pages différentes de ce site. J'ai usé de cette facilité. Il s'agit de :
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Il nous communique avec un amical humour son émotion à lire, relire, ces ouvrages que nous eussions préférés anthumes. Il nous rappelle le travail peu connu de Jacques Simonomis en faveur des autres poètes, conférences et articles, et comment ce dernier fraternisa avec Tristan Corbières, effleura Guy Chambelland et se lia avec Jean Rousselot.
Il met en évidence la maison du monde comme devant demeurer une des traces composant l'empreinte du poète.
La parole est aux témoins
Nombreux sont les poètes qui ont pris la parole à propos de Jacques Simonomis. Quelques-uns sont ici cités à comparaître...- Jean-Jacques Nuel, auteur par ailleurs publié dans JOINTURE n° 12, page 23
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Théophile, alias...qui l'a wikipédiatisé
- Gérard Cléry, qui dans le numéro 4-5 de les cahiers de l'alba complète son hommage amical par une lettre à jacques
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