Guy Chaty,
mathématicien, poète, et alamien [1]

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Guy Chaty dans les locaux de la Société des Poètes Français
C'est à une assemblée générale de l'association La Jointée que je fis connaissance avec Guy Chaty. Dans les années 1995, peut-être ? Depuis, nous nous sommes revus dans pas mal de ces manifestations poétiques, déclamatoires et  amicales qui peuplent les arrière-salles - souvent d'ailleurs plutôt sur-salles... -  de certaines brasseries parisiennes....

Ce qui nous rapproche tout d'abord, Guy Chaty et moi-même, relève à la fois de la formation et d'une pratique d'écriture poétique.
  • La formation que nous partageons est celle qui ouvre, via la logique formelle, et la théorie des graphes [3] , sur les techniques de programmation informatique.
  • La pratique d"écriture poétique que nous avons en commun est celle qui est connue sous le nom d'écriture sous contraintes.
La programmation informatique facilitant l'absorption de la contrainte d'écriture par un processus rigoureux permettant une production d'informations ainsi calibrées, de l'un à l'autre beaucoup de liens...

Biographie

Guy Chaty est né le 6 mai 1934 à Bobigny [2].


Après des études primaires à Bobigny, il entre en 1944 au cours complémentaires à Pantin, puis en 1948 au collège Chaptal à Paris. En I950, il intègre l'École Normale d'Instituteurs d'Auteuil, où il a Georges Hyvernaud comme professeur de lettres. Bac Mathélem en 1951. En 1954, il est nommé instituteur à Drancy, où il restera trois ans. Initiation à la psychologie de l'enfant et à la politique, adhésion au PSU.

En 1957, il est détaché dans un IPES (Institut pédagogique de l'enseignement secondaire), où obtient en 1959 une licence en mathématiques pures et mathématiques appliquées. En 1960, il obtient le CAPET avec mention Très Bien, dans un jury présidé par Louis Couffignal, pionnier de la Cybernétique. Il est alors nommé professeur certifié au lycée Diderot à Paris. De juillet 1961 à février 1963, il effectue son service militaire, puis reprend des études supérieures et commence une recherche. Il soutient une thèse de troisième cycle en 1966, Algorithmes d'orientation progressive des graphes, mais doit attendre 1968 pour entrer dans l'enseignement supérieur comme maître-assistant de mathématiques. Parallèlement à son service d'enseignement, il prépare une thèse d'État en mathématiques, soutenue en 1971.

En 1972 il est nommé maître de conférences à l'Université Paris Nord. Et élu en 1976, chef du département informatique de l'IUT de Villetaneuse. Il le restera jusqu'en 1982. Puis, en 1991, il est élu, toujours à l'université Paris-Nord, président de la commission de spécialistes d'informatique, et le restera jusqu'à sa retraite de l'éducation nationale en 1997. Nommé alors professeur émérite en informatique – il le restera jusqu'en 2004 - il garde des liens avec le laboratoire d'informatique de l'université Paris-Nord.


A côté de son activité scientifique et pédagogique, il a écrit poèmes, nouvelles, récit, théâtre, essais, chroniques, notes de lecture, chansons. Depuis 1977, il est publié dans une quarantaine de revues, quatorze recueils, divers sites et anthologies. Il a mis en scène et joué des montages de textes, poèmes et chansons, de lui-même et d'autres auteurs dans de nombreux spectacles ou lectures publiques. Il a initié des débutants au "dire" des textes courts.

Il est Président de l'ALAMO ("Atelier de Littérature Assistée par la Mathématique et les Ordinateurs", prolongement informatique de l'OULIPO), et membre de plusieurs sociétés littéraires ou artistiques : ARPO, Comité Aliénor, PEN-club français, SACD, SACEM, SLGH (Société des Lecteurs de Georges Hyvernaud), Union des écrivains. Il est membre du comité de rédaction de la revue "Poésie première", du comité de lecture des revues "Poésie sur Seine" et "Interventions à haute voix".


Bibliographie

Poésie

J'ai laissé mourir le soir, Ed.St G.des P. 1979
Un lièvre explosa , Ed.St G.des P. 1982
Au jour : Le Jour, Et quand le sentiment sourd , IHV 1986
L'Âme des Pierres, Ed. Résurrection, 1993
Anatole et son chat, Interventions à Haute Voix 1998
Contes cruels, Editinter 1998
Des Mots pour le Rire, Avant-Propos de Jean L'Anselme, Editinter 2000
La vie en raccourcis, Editions Clapàs 2002
Parcours, Editinter 2002
Anatole et son chat / Anatol und sein Katz, Traduction et postface de Werner Rossade, Editinter/bilingue, 2004
Les Espaces perdus d'Antoine, Editinter 2006
Phonèmes en folie, Interventions à Haute Voix 2008
Amour de Jardin, raphia 2, Illustrations de Chantal Robillard, Editions Alain Benoit 2008
Coups d'oeil en coulisse, D'ici et d'ailleurs 2008
Éclairs de femme, Illustrations d'Alain Lacouchie, Les Amis de la Poésie, Bergerac 2009

Diffusion de la connaissance

"du côté des mathématiques et de l'informatique", thème "Répétition et Variation", Revue Corps Ecrit, PUF, n°15, 1985.
"Une démonstration du théorème de Pythagore ", Lettre à Claude Simon, 9 février 1991.
"L'image comme support de recherche en mathématiques", Quadrature, n°18, Editions du Choix, Argenteuil 1994.
"La base en géométrie", Phréatique n°83, Automne 1997.
"Humaniser les sciences dures", lettre à Paul Braffort, directeur du programme Science, Art, Littérature, Collège international de philosophie, Paris, 30 avril 1998
"Mathématique, Informatique, Littérature", perspectives et limites pour demain à travers notamment l'expérience d'Alamo , Conférence à la Maison des Jeunes et de la Culture de Drancy, 5 décembre 1998 ; Conférence "Rencontre-canon" dans la Nièvre, Château-Chinon Campagne, 6 mai 2000 ; parue dans la revue Phréatique, n°93, Printemps 2000.
"Les Synonymes des mots sans fond ", Phréatique, n°94, automne 2000.

Ouvrages pédagogiques

- ''Mathématique et Automatique : logique, algèbre de Boole, circuits'', Hachette, Paris 1969 (en collaboration avec M.Bosom). traduit en allemand : ''Mathematik der Computer'', Verlag Herder, Freiburg im Breisgau, Basel,Wien,1974.
- ''Algèbre et Géométrie'', 2°ACT, Hachette, Paris 1969 ( en collaboration avec C.Gautier, G.Girard, A.Lentin, C.Thiercé ). traduit en roumain, Editura Didactica Si Pedagogica, Bucarest 1973.
- ''Algèbre et Géométrie'', 1ère CDE, Hachette, Paris 1970 ( en collaboration avec C.Gautier, G.Girard, A.Lentin, C.Thiercé ). traduit en roumain, Editura Didactica Si Pedagogica, Bucarest 1974.
- ''Algorithmique, de la pratique à la théorie, Pascal sur micro-ordinateurs'', Cedic-Nathan, Paris 1983 (en collaboration avec J.Vicard).
- ''Algorithmique, Cours et Exercices Méthodologiques Corrigés'', Nathan-Université, Paris 1989. (en collaboration avec J.Vicard).
- ''Programmation, Cours et Exercices'', Ellipses, Paris 1992.(en collaboration avec J.Vicard).

Supports de cours

- à l'IUT : ''Algorithmique I, Initiation aux algorithmes ; Algorithmique II, Structures de données ; Recherche Opérationnelle, Algèbre, Algèbre linéaire, Programmation linéaire.
- à l'Institut de Programmation de Paris : AEA Graphes et Informatique ; ''Invariants liés aux chemins et bases de chemins dans les graphes sans circuit'' (avec Michel Chein) 1973-1974; ''Transitivité, compléments'', 1974-1975 ; ''Degrés de connexité et décomposition des graphes fortement connexes'', 1975-1976.

 Mémoires

- Ecole Normale d'Instituteurs, 1954 : '' Est-il possible, au cours élémentaire, de donner les définitions de figures géométriques simples comme les angles et le rectangle?''
- CAPET, 1960 : ''Introduction de la notion de vecteurs à partir de la classe de seconde. Possibilité d'une présentation s'appuyant sur les mathématiques modernes''.

 Articles

- ''Une histoire de familles'', Journal APMEP-Informatique, mai 1978.
- ''Au ras des pâquerettes'', bulletin de l'APM, n°417, juin-juillet 1998





[1] Un alamien est à l'ALAMO ce qu'un oulipien est à l'OULIPO

[2] Je lui laisse la responsabilité de cette affirmation...!

[3] Aujourd'hui très communément admise, l'expression théorie des graphes a été , in initio, soumise à concurrence. Pierre Naslin, dans son ouvrage Calcul symbolique et diagrammes de fluence (Éditions Dunod, collection BET, 1963 ), a écrit : Les diagrammes de fluence sont aussi appelés parfois graphes de fluence. Mais l'emploi du mot graphe pour désigner un schéma ou un enregistrement est une aberration. En effet le suffixe graphe désigne toujours un appareil ou une personne...Les enregistrements correspondants sont souvent désignés par le suffixe gramme...On devrait donc parler de théorie des grammes...[ Chapitre 1.3. page 8].


Création : 14 octobre 2010