Georges Chapouthier,
biologiste, philosophe et écrivain

C'est début 1982 que j'ai fait connaissance effective avec les écrits de Georges Chapouthier, en  lisant l'inné et l'acquis des structures biologiques, ouvrage rédigé en collaboration avec Jean-Jacques Matras.
 
Je fus sensible à la dédicace :

A la mémoire de Jean Piaget,
qui sut allier la hardiesse à la rigueur,
et dont les thèses sur la structure ont constitué
le point de départ de cet ouvrage.

Ainsi qu'à l'épigraphe, citant la logique du vivant, de François Jacob :




Car ce qui évolue, ce n'est pas la matière, confondue avec l'énergie dans une même permanence, c'est l'organisation...
Aujourd'hui, notre monde est message, code, information.




Georges Chapouthier m'a fait l'amitié de me confier un inédit, au sujet des droits de l'animal , venant compléter le livre (épuisé) les droits de l'animal, Collection "Que sais-je ?", Presses Universitaires de France, Paris,1992, pour publication sur adamanatane.net. Je l'en remercie.

Respect de l'animal : un renouveau de la pensée occidentale



Aux XIX° et XX° siècles, la pensée occidentale a subi un renouveau en ce qui concerne le respect de l'animal. Bien sûr, on peut trouver à cette évolution des précurseurs comme François d'Assise ou Montaigne. Mais il faut bien voir que ces penseurs, sur lesquels nous allons dire quelques mots, se présentent plutôt comme des exceptions au sein d'un environnement philosophique qui ne fait que perpétuer les tendances anthropocentriques très majoritaires à leurs époques.

Saint François d'Assise

L'amour fraternel de Saint François d'Assise (1181 ou 1182-1226) pour les animaux comme pour toutes les créations terrestres apparaît dans de nombreuses occasions, notamment dans de nombreux ouvrages postérieurs au saint, mais tous du "Premier siècle franciscain ", c'est-à-dire du XIII° siècle. Bien entendu, expliquer cette vision fraternelle par le simple recours à la sensibilité de François est tout à fait insuffisant ; la compassion à l'égard des animaux est, chez lui, très liée à l'attitude religieuse elle-même.
Comme le remarque Jean-Dominique Bourinet (1) : L'amour de saint François pour les animaux et pour le monde créé tire toute sa force d'une vision religieuse, d'un regard de foi. Nombreux en sont les exemples. Ainsi François d'Assise allait prêcher aux oiseaux ( mes frères les oiseaux ) qui, selon la légende ne s'effarouchaient pas : 
-Bien que saint François marchât parmi eux et les touchât de sa tunique, aucun cependant ne bougeait
  (2). 
-Il racheta souvent des agneaux que l'on menait abattre, en souvenir de l'Agneau très doux qui voulut être mené à la mort pour racheter les pêcheurs.
(3).
 
Citons encore l'épisode très connu du loup de Gubbio, qui terrorisait les habitants de la ville. Selon la légende, François d'Assise vint le voir et lui dit : Frère loup, tu fais ici beaucoup de dommages,et tu as commis de très grands méfaits, blessant et tuant, sans sa permission, les créatures de Dieu ; et non seulement tu as tué et dévoré les bêtes, mais tu as eu l'audace de tuer et de blesser les hommes faits à l'image de Dieu (4) François parvient à convaincre le loup de renoncer à semer la terreur en échange de quoi les gens de la ville lui assureraient sa subsistance et il ne pâtirait plus de la faim. On pourrait multiplier les exemples de ce type.
On comprendra que la question n'est pas ici de savoir ce qui est un fait ou ce qui a été amélioré par la légende, mais de voir que l'exemple de la vie de François d'Assise s'inscrit clairement dans une perspective d'amour des animaux.

Certains auteurs modernes, comme Peter Singer, contestent les positions zoophiles de François d'Assise en arguant du fait que ce dernier, exprimant un amour universel extatique sur tout, a manqué de mettre en relief la spécificité de l'animal, le fait qu'il soit capable de ressentir la douleur. Nous pensons que l'amour de tout n'exclut pas pour autant la spécificité de chaque être. Ainsi, comme nous venons de le voir plus haut, le saint se préoccupe clairement de la spécificité du loup et du fait qu'il tue par faim.
De même, dans un autre passage des Fiorreti , il récupère des tourterelles promises à l'abattage et les apprivoise en leur construisant des nids, prouvant par là que l'amour extatique de l'univers ne m'empêchait pas de reconnaître les besoins et la spécificité de chaque créature. On peut penser que, même s'il ne l'a pas exprimée de la manière rationnelle d'un auteur moderne comme Singer, l'affection de François d'Assise pour les animaux fait quand même de lui un précurseur du mouvement zoophile moderne.
Enfin, il faut ajouter que si François d'Assise est le précurseur le plus marquant dans ce domaine, d'autres saints chrétiens ont eu, comme nous le rappelle Jean Gaillard (5), des attitudes qui se réclament ou se rapprochent de la sienne, tels saint Antoine de Padoue, ou saint Martin de Porrès, un saint péruvien de l'ordre de Saint-Dominique, canonisé en 1962 par Jean XXIII.

A la Renaissance, Michel de Montaigne (1533-1592), féru d'Antiquité, adopte des positions que l'on peut rapprocher de celles des Anciens, Plutarque et Porphyre.
Montaigne (6) offre dans ses écrits un certain nombre d'arguments en faveur de la ressemblance des bêtes et des gens, y compris en ce qui concerne les capacités de raisonnement et de discernement. A une époque fort peu soucieuse des problèmes de l'animalité et de la morale à l'égard des animaux, Montaigne constitue une exception remarquable qui préfigure l'époque moderne : Je hay, entre autres vices, cruellement la cruauté et par nature et par jugement, comme l'extrême de tous les vices. De moy, je n'ai pas sçeu voir seulement sans desplaisir poursuivre et tuer une beste innocente, qui est sans deffence et de qui nous ne recevons aucune offence.

Plus récemment, deux auteurs peuvent être considérés comme les précurseurs directs du mouvement moderne : Jeremy Bentham et Arthur Schopenhauer.


Jeremy Bentham

Jeremy Bentham (1748-1832), en Grande-Bretagne, élabore une philosophie morale qui inclut clairement l'animal (7). Depuis Dieu jusqu'aux animaux, en passant bien sûr par l'homme, toute la  création sensible mérite la sympathie. Et pourquoi la création sensible et pas la création tout court ? La distinction doit être établie, selon Bentham, d'après un critère qui sera souvent repris par la suite par les penseurs zoophiles modernes, celui de la douleur : La question n'est pas : peuvent-ils raisonner, peuvent-ils parler ?, mais : peuvent-ils souffrir ?
Certes, Bentham ne précise pas les modalités de cette souffrance, ni si tous les animaux, depuis les plus primitifs jusqu'aux plus  évolués , peuvent être considérés comme souffrant. C'est une question qui touche au difficile problème de la hiérarchie des espèces animales. Il est vraisemblable que Bentham pensait surtout aux animaux " supérieurs " et ne s'est pas posé en ces termes la question de la généralité de sa formule (8).
Il reste qu'il est le premier à avoir formulé ainsi la spécificité de l'animal en termes de souffrance.

Arthur Schopenhauer

Arthur Schopenhauer (1788-1860), enfin développe en Allemagne des réflexions où le respect de l'animal apparaît nettement (9). Le principe de la philosophie de Schopenhauer est le vouloir-vivre, une volonté commune à tous les êtres vivants de conserver l'existence.
Ce vouloir-vivre est malheureusement une cause permanente de souffrance, d'où le caractère particulièrement pessimiste de la philosophie de Schopenhauer. Selon une logique proche de celle de certaines philosophies asiatiques, qui ont d'ailleurs fortement marqué le philosophe, la seule sagesse pour l'homme est donc de savoir renoncer à son vouloir-vivre.
Par là même le sage, renonçant à la lutte pour la vie, verra les êtres vivants, ses semblables dans la douleur, hommes ou animaux, avec pitié. Sur le plan moral, l'animal n'est donc pas dissocié de l'homme en tant que bénéficiaire de la pitié.
C'est une position que, sur ce point précis, ne réfuterait sans doute pas un bouddhiste d'aujourd'hui, même si, bien sûr, la philosophie de Schopenhauer n'adopte pas les concepts métaphysiques des philosophies orientales qui, seuls, auraient pu la sortir de son pessimisme noir.

Au XIX° siècle, parallèlement aux réflexions philosophiques de Schopenhauer, se développent des mouvements très favorables à l'animal et luttant notamment contre l'alimentation carnée ou l'expérimentation animale.
Les premières sociétés pour la protection des animaux voient le jour et dans divers pays d'Europe des lois sont votées à la fin du siècle qui autorisent plusieurs utilisations de l'animal, notamment l'expérimentation sur des animaux vivants, mais les assujettissent à des restrictions telles que l'homme ne peut plus faire "n'importe quoi " comme c'était théoriquement possible dans les siècles précédents. Il s'agit là d'un premier passage du respect de l'animal par le droit et la loi, si important de nos jours.

Il y a sans doute, dans cette évolution favorable à l'animal en Occident, plusieurs causes en interaction les unes avec les autres. Bien sûr, les écrits de précurseurs comme Bentham ou Schopenhauer - ce dernier traduisant une référence à des valeurs d'Extrême-Orient - doivent être pris en compte.
Mais on sait que les travaux des précurseurs n'amènent à des modifications dans un domaine donné que lorsque les conditions générales, sociales et culturelles, le permettent. L'une d'entre elles, essentielle, est, à notre avis, le progrès même de la biologie. Le développement de l'anatomie comparée, puis de la physiologie comparée montraient clairement que l'homme occupait, dans le monde animal, une place définie à proximité des grands singes, dont il ne se distinguait guère sur le plan strictement biologique.
La théorie de l'évolution allait plus loin en affirmant que l'homme dérivait d'ancêtres animaux, et, malgré les oppositions, cette théorie allait peu à peu s'imposer parmi les penseurs sérieux. A la lumière de ces thèses scientifiques, l'animal devenait un cousin et un ancêtre de l'homme et son utilisation, souvent abusive, prenait une tout autre signification.

Parallèlement, les expériences effectuées au XIX° siècle sur l'animal, souvent sur des animaux affectivement proches de l'homme comme le chien, et dans des conditions que l'absence d'anesthésiques rendaient très dures, entraînaient une partie du public vers l'opposition à ces expériences comportant la section du corps vivant (et conscient) et appelée (à juste titre à cette époque) vivisection . Il faut remarquer à ce propos que cette appellation a été conservée de nos jours par les associations qui luttent contre l'expérimentation animale alors même que la vivisection telle qu'elle était pratiquée au XIX° siècle est interdite par la loi.
Il y a là, dans un but polémique, un abus de langage. Enfin, parmi les raisons qui ont amené l'Occident à des positions zoophiles plus marquées, on doit sans doute citer l'amélioration de la qualité de la vie. Ayant à moins lutter contre un environnement hostile, contre les maladies ou contre les catastrophes naturelles, l'homme des pays occidentaux avait davantage de temps pour se soucier de la misère de ses compagnons animaux.

Cette évolution est finalement corollaire d'un accroissement des activités des sociétés ou associations de protection animale dans tous les pays occidentaux. Il n'est évidemment pas possible de dresser, même pour la France, la liste de toutes ces sociétés ou associations.


Le courant Chrétien

Cette évolution générale est aussi corollaire d'une évolution de la pensée chrétienne occidentale qui, au XX° siècle, produit, même s'il restent encore minoritaire ou marginaux, un militantisme et des ouvrages très favorables à l'animal.
Parmi les activités militantes, il faut par exemple signaler celle de Paul Chanson (10) qui, à l'issue d'un vibrant plaidoyer cherchant à réhabiliter l'animal dans la pratique chrétienne, tenta, juste avant la dernière guerre, de créer une association catholique pour la protection des animaux, ou encore, plus près de nous, celle de Jean Gaillard, secrétaire général de l'" Association catholique pour le respect de la création animale " qu'il a fondée avec Marguerite Prestreau et dont il a exposé les buts et la philosophie dans son livre Les animaux, nos humbles frères (11).
Le bulletin de cette association catholique, Bêtes et gens devant Dieu, est également une mine de renseignements et d'incitations à un meilleur comportement des chrétiens vis-à-vis des individus d'autres espèces.
Il faut aussi mentionner l'action d'écrivains ou de journalistes comme P. Gautier, auteur du livre Un prêtre et son chien (12), ou de Hélène et Jean Bastaire (13), qui défendent, depuis de nombreuses années, des idées de protection et de respect des animaux dans les périodiques catholiques.

Sur le plan de la doctrine, plusieurs auteurs ont tenté une relecture des différents textes fondateurs du christianisme dans un sens zoophile.
Parmi les nombreux écrits allant dans ce sens, signalons la place exceptionnelle d'un penseur protestant, Albert Schweitzer.
A la différence de Schopenhauer qui fondait sa philosophie sur un vouloir-vivre très pessimiste, Schweitzer, pasteur protestant, fonde la sienne sur une conception foncièrement optimiste du vouloir-vivre, puisque ancrée dans la croyance à la promesse de Dieu et à la rédemption. Un peu dans la suite des positions de François d'Assise, mais d'une manière plus raisonnée et plus moderne, Schweitzer affirme la solidarité organique et même morale de la création. " En tirant d'affaire un insecte en détresse, je ne fais que d'essayer de payer quelque chose de la dette toujours renouvelée de l'homme à l'égard des bêtes. " (14) Par la profondeur de sa pensée philosophique et religieuse, chrétienne bien entendu, mais qui n'exclut pas certaines références aux pensées asiatiques comme la philosophie indienne, Schweitzer apparaît comme le principal penseur chrétien moderne chez qui le souci de la protection animale est part intégrale de la spiritualité.

Médecin en Afrique, Schweitzer a d'ailleurs eu l'occasion de mettre en pratique les réflexions de ses ouvrages, et ses actions favorables aux animaux ont été souvent rapportées.
Parmi les penseurs catholiques, il faut mentionner Michel Damien, dont le livre exemplaire, L'animal, l'homme et Dieu, constitue un remarquable plaidoyer pour une relecture de la Bible et de l'Evangile dans un sens beaucoup plus favorable à l'animal : La véritable place de l'homme dans la nature est d'être le prêtre de la nature, le prêtre de Dieu parmi les créatures animales et végétales dont il n'a été distingué que pour un bien général. L'unité des vivants se réalise avec le Christ.  (15)

Tous ces exemples montrent clairement qu'en ce début de XXI° siècle, on assiste à un accroissement important de l'intérêt des hommes des pays occidentaux, et notamment en France, pour les impératifs de la protection animale.

Notes


Les notes propres au texte publié ici ne sont pas, pour l'instant, traitées comme notes de bas de paragraphe, avec liens aller-retour. Merci de me pardonner cet inconfort de lecture.

(1) J-D Bourinet, Saint François d'Assise, un regard fraternel sur toutes les créatures, dans : Droits de l'animal et pensée chrétienne, colloque organisé le 16 octobre 1986 à Paris par la Ligue française des droits de l'animal, édité par la même Ligue, p. 43-47

(2) Fioretti de saint François , texte nomme, traduction d'Alexandre Masseron, dans Saint François d'Assise. Documents, Paris, Editions Franciscaines, 2° éd. ; 1981, p.69.

(3) Saint Bonaventure, Vie de saint François d'Assise,. Documents, Paris, Editions Franciscaines, 2° éd. ; 1981 p. 636.

(4) Fioretti de saint François, op. cit. ; P. 89-90.

(5) J. Gaillard, Les animaux, nos humbles frères , Fayard, 1986.

(6) Montaigne, De la cruauté, Essais, La Pléiade-NFR, 1937, P. 411 et 414.

(7) J. Bentham, Déontologie ou science de la morale, traduction B. Laroche revue par J. Bowring, Paris, Editions Charpentier, 1834 P. 21-22.

(8) Voir, à propos des invertébrés, G Chapouthier, J.C.Nouët, Sci. Tech. Anim. Lab, 2002, 27 (Numéro spécial "Ethique et invertébrés")

(9) A Schopenhauer, Parerga et paralipomena, Ethique, droit et politique, 1- Ethique. Felix Alcan, Paris, 1909. ; A Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation. Presses Universitaires de France, Paris, 1966.

(10) P Chanson, Les animaux sous l'arc-en-ciel, Editions du Cerf, 1939.

(11) Association catholique pour le respect de la création animale, 7, rue Marie-Rose, 75014 Paris ; J. Gaillard, Les animaux, nos humbles frères, Fayard, coll. " Le Sarment ", 1986.

(12) Abbé J.Gautier Un prêtre et son chien, Editions Crépin-Leblond, 1955

(13) H et J Bastaire, Le chant des créatures : les Chrétiens et l'univers d'Irénée à Claudel. Cerf, Paris, 1996. ; H et J Bastaire, Pour une écologie chrétienne. Cerf, Paris, 2004.

(14) A. Schweitzer, La civilisation et l'étique, trad. M. Horst, Colmar, Editions Alsatia, 1976, P. 179.

(15) M. Damien, L'animal, l'homme et Dieu, Editions du Cerf, 1978, pp. 196 et 198.


A propos de Georges Chapouthier

Georges Chapouthier est né le 27 mars 1945 à Libourne, en Gironde). Directeur de Recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), il possède une double formation de biologiste (Docteur ès-Sciences) et de philosophe (Docteur en Philosophie).
 
En tant que biologiste, il dirige, à l'hôpital Pitié-Salpêtrière, dans l'unité "Vulnérabilité, Adaptation et Psychopathologie " (CNRS-Université Paris 6), une petite équipe consacrée à l'étude de la pharmacologie de l'anxiété et de la mémoire chez la souris.

En tant que philosophe, comme attaché à l'Institut d'Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques (CNRS-Université Paris 1), il a beaucoup étudié les rapports de l'homme et de l'animal, auxquels il a consacré de nombreux livres.

Il n'hésite pas non plus à en parler...

Quelques travaux et ouvrages publiés

La présentation de cette liste est en cours de révision, pour en améliorer la lisibilité.

G.Chapouthier, M.Kreutzer, C.Menini, Psychophysiologie - Le système nerveux et le Comportement, Editions Etudes vivantes, Paris, 1980, l92 pages. (épuisé)

J.J.Matras, G.Chapouthier, L'inné et l'acquis des structures biologiques, collection "Le Biologiste", Presses Universitaires de France éditeur, Paris, 1981, 243 pages. (épuisé)

G.Chapouthier, J.J.Matras, Introduction au fonctionnement du système nerveux (codage et traitement de l'information), Editions MEDSI, Paris, 1982, 224 pages. (épuisé)

G.Chapouthier, J.J.Matras, The nervous system and how it functions, Abacus Press, UK, 1986. (épuisé)

G.Chapouthier, Mémoire et Cerveau - Biologie de l'apprentissage, Collection Science et Découvertes, Editions du Rocher, Monaco, 1988, 126 pages. (épuisé)

G.Chapouthier, Au bon vouloir de l'homme, l'animal, Editions Denoël, Paris,1990, 260 pages

G.Chapouthier, Les droits de l'animal, Collection "Que sais-je ?", Presses Universitaires de France, Paris,1992,125 pages. (épuisé)

G.Chapouthier, La biologie de la mémoire, Collection "Que sais-je ?", Presses Universitaires de France, Paris,1994,125 pages. (épuisé)

G.Chapouthier, J.C.Nouët (sous la direction de, ouvrage collectif), Les droits de l'animal aujourd'hui, Collection "Panoramiques", Editions Arléa-Corlet (Diffusion Le Seuil) et Ligue Française des Droits de l'Animal, Paris,1997, 244 pages

G.Chapouthier, J.C.Nouët (editors), The universal declaration of animal rights, comments and intentions, Editions Ligue Française des Droits de l'Animal, Paris,1998, 96 pages

G.Chapouthier, L'homme, ce singe en mosaïque, Editions Odile Jacob, Paris, 2001, 211 pages

G.Chapouthier, Qu'est-ce que l'animal ?, Collection "Les petites pommes du savoir", Editions le Pommier, Paris, 2004, 55 pages

G.Chapouthier (sous la direction de, ouvrage collectif), L'animal humain - Traits et spécificités, Editions L'Harmattan, Paris, 2004, 116 pages

[1]Delachaux et Niestlé, Éditeurs à Neufchatel et Paris, deuxième édition, sous l'égide de l'Institut Jean-Jacques Rousseau de Genève, avec une préface d' Édouard Claparède, 1930.