2007

À partir du 10 janvier et jusqu'au 18 février  

Tita-Lou

création de la Compagnie de l’Empreinté [2]  ,
texte de Catherine Anne

mise en scène de Xavier Laplume
avec
Maïté Laplume : Lou et Amélie Lepeytre : Tita

création vidéo de Murielle Félix

création sonore de Fabien Aubert

mélodies de Renaud Soliveres

costumes et décors de Alexis Rémi et Eva Tima

musiques interprétées par
Renaud Soliveres et Etienne Konarzewski


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Affiche du spectacle TITA-LOU

La pièce, vue par...


Le metteur en scène

Deux femmes, deux sœurs, inséparables, dépendantes l’une de l’autre, existant l’une par rapport à l’autre : Tita, la plus jeune, et Lou, son aînée, aveugle de naissance. Elles vont voyager, se séparer, s’émanciper, se retrouver…

Mais ce voyage initiatique vers ce changement fondamental dans leur vie est-il vraiment réel, se déroule-t-il vraiment là, sous nos yeux, à l’instant présent ?

C’est sur cette question que se bâtit la forme : un espace unique qui se transforme par l’imaginaire des deux sœurs, des objets quotidiens ou désuets qui, détournés, vont servir la construction de ce voyage.

On navigue ainsi entre fantasme, souvenir mais également réalité par le biais d’un univers sonore très réaliste, base vitale pour Lou, et un travail de lumière jouant sur cette ambiguïté. Reste une dimension visuelle de cet univers qu’elles traversent, ou inventent, par l’entremise de projections vidéo sur l’espace et les comédiennes, afin d’évoquer, plus que montrer réellement : une image transformée, altérée, comme une image que l’on se crée lorsque, les yeux fermés, on se promène dans l’inconnu, une recherche dans ce paradoxe qu’est l’univers visuel d’un non-voyant.

Restera cette question : cette dépendance, ce besoin inaltérable de l’autre est-il lié à l’apparent assujettissement de Lou ou au rôle indispensable que Tita veut bien s’attribuer ?

L'auteur

Trente ans, et l’envie de ne plus savoir… aller voir ailleurs. Tiens ! Quelque chose manque. Quelque chose manquera toujours. Le manque suscite des gestes, des paroles, des rires. Le manque est à l’origine. Même l’amour infini des deux sœurs, Tita et Lou, n’a pas réussi à supprimer le manque. Trente ans ! Vite ! Que Lou et Tita aillent voir ailleurs ! Qu’elles s’arrachent ! Tiens ! Les voilà parties. Et elles qui n’avaient jamais quitté leur îlot breton, débarquent à Palerme, le sourire aux lèvres et la peur au ventre. Tiens ! Elles ont emporté la petite pierre tiède… Et le père leur avait écrit que la pierre se réchaufferait à l’approche de Le Du, le guérisseur, cet homme qu’elles n’ont jamais vu. Tiens ! Tiens ! Il était une fois deux sœurs que personne ne semblait pouvoir séparer… Tita-Lou. Il y a ce lien, ce tiret, ce trait, ce trait tiré, ce trait à tirer entre Tita et Lou.

Catherine Anne
Éditions Actes Sud – Papiers, 1991

...Jouée par...

Maïté Laplume: Lou



C’est auprès de Philippe Vallepin que Maïté Laplume va acquérir les outils primordiaux du travail de comédienne. Elle a effectué de très nombreux stages, par exemple avec Vincent Rouche et Brontis Jodorowski, et passé une année à l’ Atelier International de Théâtre Blanche Salant et Paul Weaver.
Nombreux rôles au théâtre et devant la caméra.

Amélie Lapeytre : Tita


Amélie Lapeytre

Après une formation initiale au sein de l’atelier théâtre d’Orsay (Essonne) auprès de Philippe Vallepin, Elle va se former à diverses techniques comme le masque, bouffon et marionnette à l’école du Samovar , le clown avec Gérard Galego ou la marionnette à gaine avec Jeanne Vitez. Ajoutons à cela deux ans de danse contemporaine avec Agnès Mozziconacci en parallèle avec l’école d’art dramatique Charles Dulin .
Son parcours de comédienne l’amènera à jouer des auteurs aussi variés que Berthold Brecht, Denise Bonal, George Sand.

En novembre 2000 elle crée la compagnie Tourneciel dans le cadre de laquelle elle écrit, met en scène et interprète deux spectacles pour un jeune public : Il était une fois des princesses partout ! et Lou, les yeux fermés représentés en milieu scolaire et au festival d’Avignon en 2005. Depuis 1998 elle anime également de nombreux stages et ateliers théâtre dans la région parisienne.

...Écrite par...


Après une formation à l’ENSATT [1] puis au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, Catherine Anne joue entre autres, sous la direction de Jacques Lassalle, Claude Régy, Jean-Louis Martinelli...
En 1987, elle écrit et met en scène Une année sans été. Cette création sera suivie d’une quinzaine d’autres représentées dans de nombreuses villes françaises et étrangères.
Elle a également mis en scène des textes de Copi, Henri Michaux, Carole Fréchette.
Elle dirige depuis 2002 le Théâtre de l’Est parisien.
Voir sa notice biobibliographique sur WikiPédia...
Nombreuses références dans des revues poétiques et littéraires

...Mise en scène par...

C’est à 22 ans que Xavier Laplume découvre le théâtre avec Philippe Vallepin. Il passera une année à l’ Atelier International de Théâtre Blanche Salant et Paul Weaver après de nombreuses saisons à l’atelier de théâtre d’Orsay.
En parallèle il accumule les expériences en tant que comédien et réalise de nombreuses créations lumière pour diverses compagnies ou structures (La Passionatta Svironi, Collectif en 7, Tourneciel, Conservatoire d’Art Dramatique du Mans…) en France et à l’étranger.
Le désir de mettre en scène va se préciser après une rencontre avec Israël Horovitz et sa pièce Didascalies qu’il va retraduire en collaboration avec René Bancarel. S’en suivra la création de la Compagnie de l’Empreinté avec laquelle il crée Une frite dans le sucre tiré du recueil d’Alan Benett Moulins à Paroles, en collaboration avec la compagnie La Trappe.
Depuis 2002 il anime également des ateliers théâtre à Orsay et Dourdan auprès d’adolescents et adultes.

...Avec les contributions de...

Vidéo : Murielle Félix

Murielle Félix  est vidéaste et animatrice ; elle travaille sur l'interdisciplinarité dans les arts visuels. Elle sonde les possibilités d'interaction entre les arts vivants ( cirque, danse, théâtre) et le film d'animation.
EN 1998, elle entre à l'ENSAV-La Cambre en section cinéma d'animation où elle réalise entièrement cinq films d'animation, avec des techniques variées, dessin, peinture, sable, papier découpé, live.
En 2003 elle obtient son diplôme en art vidéographique et cinéma d'animation avec la Grande Distinction.
Elle établit de nouvelles collaborations avec la danse puis le théatre pour lesquels elle réalise des séquences de films animés ou de vidéos construites en rapport étroit avec la performance physique : De Farra mis en scène par Roberto Olivan en 2003, crocodile OPA de Francois Chaffin en 2005.
Parallèlement elle réalise des vidéos à buts institutionnels plus commerciaux.

Son : Fabien Aubert


Fabien Aubert fait ses débuts d'ingénieur du son en 2001 à Radio France où il travaillera sur diverses fictions radiophoniques notamment avec Sylvie Gasteau sur Don Quichotte, premier prix de la SCAM.
Depuis 2002 il travaille en free-lance : productions studio, suivi d'artistes, concerts, mais également sound-design sur Unicode, court-métrage de Vincent Dudouet, primé dans différents festivals internationaux, sans oublier la comédie musicale Les Misérables d'Alain Boubil et Claude Michel Schonberg.
C'est ici sa première collaboration dans le cadre d'une production théâtrale.

Mélodies et voix :  Renaud Soliveres


Auteur, compositeur, interprète et comédien, Renaud Soliveres est un artiste complet surprenant et original. Il a à son actif la création de plusieurs groupe, l'enregistrement d'un album, et de nombreux rôles au théâtre.






[1] École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre

[2] la Compagnie de l’Empreinté

Nous portons tous en nous, de manière plus ou moins visible, les traces de ce que nous avons traversé : comme une empreinte indélébile qui transparaît consciemment ou pas au gré de nos expériences ou rencontres. C’est cette empreinte que je cherche à exploiter quand je mets en scène.

Travailler avec des artistes, des comédiens notamment, c’est utiliser leur capacité, leur talent, leur technique mais aussi, et surtout, leur être, ce qu’ils sont en tant que femme ou homme, avec les blessures, les envies et l’expérience du vécu : l’empreinte du monde et de la vie sur l’être.

J’ai créé cette compagnie (en 2005) pour me donner les moyens de travailler cette matière.

Xavier Laplume